rivière
Maître Poète
J’ai découvert le continent de mon corps
J’aime la langueur de ta voix
quand soupirent tes aveux d’amour,
et que tu pleures les stances du Plaisir,
ô ma Douce,
toi qui contemples
la beauté des nudités païennes.
La nuit est à nous maintenant.
Les sonnets des asphodèles
évoquent la splendeur de tes seins,
j’ai appris auprès de toi
la joliesse de la féminité,
les fleurs de la Douceur,
mais plus que tout, j’ai découvert
le continent de mon corps,
les rivages de la félicité,
les corolles de mes ruts dont tu cueilles chaque syllabe
lors de nos duels d’Eros.
Tu adores toutes les positions,
mais plus que tout, tu préfères celle des tribades,
ces prêtresses de Sappho
qui se mettent face à face sur leur couche,
et frottent leur sexe l’une contre l’autre,
nous gémissons, nous crions,
nous sanglotons des messes de Grâce
jusqu’à ce que retentissent
les charnelles strophes de la Jouissance
si belles et si pures
avant de recommencer sans cesse,
car il n’y a rien de plus beau monde
que les rimes de notre Passion !
Sophie Rivière
J’aime la langueur de ta voix
quand soupirent tes aveux d’amour,
et que tu pleures les stances du Plaisir,
ô ma Douce,
toi qui contemples
la beauté des nudités païennes.
La nuit est à nous maintenant.
Les sonnets des asphodèles
évoquent la splendeur de tes seins,
j’ai appris auprès de toi
la joliesse de la féminité,
les fleurs de la Douceur,
mais plus que tout, j’ai découvert
le continent de mon corps,
les rivages de la félicité,
les corolles de mes ruts dont tu cueilles chaque syllabe
lors de nos duels d’Eros.
Tu adores toutes les positions,
mais plus que tout, tu préfères celle des tribades,
ces prêtresses de Sappho
qui se mettent face à face sur leur couche,
et frottent leur sexe l’une contre l’autre,
nous gémissons, nous crions,
nous sanglotons des messes de Grâce
jusqu’à ce que retentissent
les charnelles strophes de la Jouissance
si belles et si pures
avant de recommencer sans cesse,
car il n’y a rien de plus beau monde
que les rimes de notre Passion !
Sophie Rivière