rivière
Maître Poète
J’ai calligraphié la toison de notre passion
Je me suis mise à ma fenêtre,
et j’ai pincé
le sein des labours,
dehors,
sur l’écorce de mes mains,
j’ai bu avidement
la lumière du matin.
Les branches de coudrier
se balançaient au son de ta voix,
ma Vénérée
aux paumes de miel,
et au visage de rosée.
Les pies peignaient ton nom
par-delà
les cheveux des chênes,
tout au long du Loir,
les venelles des boqueteaux
déroulaient la messe d’une allégresse.
Je me suis avancée
dans
la nef de la brise,
parmi l’autel des blés,
avec pour témoins le Loir, et
les torches d’herbes du Maine,
puis j’ai calligraphié
dessus les frondaisons
la toison de notre passion !
Sophie Rivière
Je me suis mise à ma fenêtre,
et j’ai pincé
le sein des labours,
dehors,
sur l’écorce de mes mains,
j’ai bu avidement
la lumière du matin.
Les branches de coudrier
se balançaient au son de ta voix,
ma Vénérée
aux paumes de miel,
et au visage de rosée.
Les pies peignaient ton nom
par-delà
les cheveux des chênes,
tout au long du Loir,
les venelles des boqueteaux
déroulaient la messe d’une allégresse.
Je me suis avancée
dans
la nef de la brise,
parmi l’autel des blés,
avec pour témoins le Loir, et
les torches d’herbes du Maine,
puis j’ai calligraphié
dessus les frondaisons
la toison de notre passion !
Sophie Rivière