rivière
Maître Poète
J’ai écrit sur le front du silence des odes de langueur
J’ai écrit, voilà peu, poétesse, sur le front du silence,
des odes de langueur, et l’écho des harmonies,
ô ma Douce, ma Divine.
Les chênes dans les bocages se courbent maintenant sous le vent,
des odes de langueur, et l’écho des harmonies,
ô ma Douce, ma Divine.
Les chênes dans les bocages se courbent maintenant sous le vent,
comme lorsque je frissonne de plaisir
entre tes paumes de ferveur,
les ciels d’azur et l’Univers me contemplent, et répètent
aux violettes et aux lys dans les sentes, les sanglots de ma délicatesse,
entre tes paumes de ferveur,
les ciels d’azur et l’Univers me contemplent, et répètent
aux violettes et aux lys dans les sentes, les sanglots de ma délicatesse,
ma chair de Grâce appelle ta chair,
effeuille les roses de notre Passion,
berce-moi encore de tendresse contre ton coeur,
donne-moi des messages de volupté,
effeuille les roses de notre Passion,
berce-moi encore de tendresse contre ton coeur,
donne-moi des messages de volupté,
distille-moi d’épuisantes caresses,
moi qui ne suis que le sable de ton ombre,
laisse-moi partager encore l’hymne de ta magnificence,
fardée de faiblesse, et de sensualité.
moi qui ne suis que le sable de ton ombre,
laisse-moi partager encore l’hymne de ta magnificence,
fardée de faiblesse, et de sensualité.
J’ondoie en râlant, esclave de mes sens,
le Soleil me bénit dessus le baldaquin des mousses,
dessus ta couche d’ivoire,
les ombres, parfois, me drapent
de longs suaires de veuves,
les parfums de la terre m’enveloppent,
les oiselles me chantent des assonances de clarté,
dès que je parais, adossée contre les beffrois d’or du jour,
le Soleil me bénit dessus le baldaquin des mousses,
dessus ta couche d’ivoire,
les ombres, parfois, me drapent
de longs suaires de veuves,
les parfums de la terre m’enveloppent,
les oiselles me chantent des assonances de clarté,
dès que je parais, adossée contre les beffrois d’or du jour,
contre la Paix de la glèbe.
Je n’ai que faire de ma chasteté,
prends-moi, béatifie-moi, dénoue tes bras, enlace-moi,
seins contre seins, cambre-moi, déifie ma Toison-corolle
Je n’ai que faire de ma chasteté,
prends-moi, béatifie-moi, dénoue tes bras, enlace-moi,
seins contre seins, cambre-moi, déifie ma Toison-corolle
face à la capitale de l’Impudeur,
la nuit, les flambeaux des lucioles fêtent
les syllabes de ma luxure,
les carillons résonnent dans les vallées,
la nuit, les flambeaux des lucioles fêtent
les syllabes de ma luxure,
les carillons résonnent dans les vallées,
ton âme exquise frémit parmi l’émeraude des forêts,
les buissons, éblouis par ton halo de délicatesse, n’ont plus d’épines.
Ô ma Vénérée, possède-moi, fais de moi ta Femme à jamais,
je t’en supplie, je te l’ordonne !
les buissons, éblouis par ton halo de délicatesse, n’ont plus d’épines.
Ô ma Vénérée, possède-moi, fais de moi ta Femme à jamais,
je t’en supplie, je te l’ordonne !
Sophie Rivière