rivière
Maître Poète
Grave sur mes flancs et mon sexe les stances de ma féminité si pure
Apporte-moi encore, ma Maîtresse, mon amante,
en tes paumes les messes de ta douceur, éblouis-moi de ta tendresse,
tandis que mes râles de volupté se prolongent encore
par delà les plaines, et les montagnes.
en tes paumes les messes de ta douceur, éblouis-moi de ta tendresse,
tandis que mes râles de volupté se prolongent encore
par delà les plaines, et les montagnes.
Émerveille-moi de tes langueurs énervées,
sanctifie-moi de ta délicatesse,
moi qui suis ton esclave,
oins-moi, peau contre peau, de ta sainteté,
sanctifie-moi de ta délicatesse,
moi qui suis ton esclave,
oins-moi, peau contre peau, de ta sainteté,
parmi les diocèses de clarté,
parmi l’émeraude des mousses,
ou dessus l’ivoire de notre couche.
Respire les effluves des cytises que j’ai cueillis pour toi,
parmi l’émeraude des mousses,
ou dessus l’ivoire de notre couche.
Respire les effluves des cytises que j’ai cueillis pour toi,
alors que l’aube bleuissait les bocages et les forêts,
effeuille de nouveau la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
déifie les pétales de ma Fourrure,
règne dessus l’empire de mon vagin,
effeuille de nouveau la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
déifie les pétales de ma Fourrure,
règne dessus l’empire de mon vagin,
égrène la mélopée de ma Lumière
sur le gouvernail de mon clitoris,
redouble les vagues de mon hyménée,
fais retentir l’étendard de ma Jouissance
sur le gouvernail de mon clitoris,
redouble les vagues de mon hyménée,
fais retentir l’étendard de ma Jouissance
sur le dais des saisons.
Cette nuit, lors de joutes d'Eros,
près des dépouilles de nos robes, et de nos bottines,
le ciel brodé d’étoiles s’est signé de joie
Cette nuit, lors de joutes d'Eros,
près des dépouilles de nos robes, et de nos bottines,
le ciel brodé d’étoiles s’est signé de joie
à l’écoute de l’antienne plaintive de mes hoquets de Passion
emportés par les violons du vent.
Enchante la double amphore de mes hanches,
abolis tes scrupules, entre en moi.
emportés par les violons du vent.
Enchante la double amphore de mes hanches,
abolis tes scrupules, entre en moi.
Réveille les cendres de mes seins de rut,
profane-moi, chasse à jamais ma virginité, emmène-moi
en tes bras glorieux vers les spasmes infinis de mon Soleil,
enseigne-moi des assonances de Désir,
profane-moi, chasse à jamais ma virginité, emmène-moi
en tes bras glorieux vers les spasmes infinis de mon Soleil,
enseigne-moi des assonances de Désir,
mendie le lait de ma rosée,
ô ma Divine, laisse-moi hurler ma béatitude,
et grave sur mes flancs et mon sexe
les stances de ma féminité si pure !
ô ma Divine, laisse-moi hurler ma béatitude,
et grave sur mes flancs et mon sexe
les stances de ma féminité si pure !
Sophie Rivière
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