Willypoète
Maître Poète
La fin du chemin approche
À chaque jour que je coche,
C’est une fin en soi
Qui se rapproche de moi,
Une inévitable décision
Dont je fais ici confession,
Passé du rêve à la réalité
Que j’avais tant redouté,
Finir ces douleurs qui son sienne
En continuant les miennes,
Je vais apaiser ma fille
Et conclure là son enfance
Abrégeant ainsi ces souffrances,
La sortant de cette prison
Qu’est son corps sans saison,
Toi l’enfant martyr exsangue
Captive de ton univers qui tangue,
Que ta mort te soi douce
Est le vœu qui me pousse,
Je ne demande nulle absolution
Mais juste un peu de compassion,
Après ce qui adviendra de moi
Est de dessus des lois
J’aurai libéré enfin ma fille
Même si pour cela on me fusille,
L’enfer n’est pas après,
Je l’ai vécu avant de prés,
Qu’importe le jugement des hommes,
Puisque Je ne suis déjà qu’un fantôme.
W.L.