rivière
Maître Poète
Écoute la romance d’une rose
Des salves d’étoiles explosent
parmi les solstices des zéniths,
parmi les cierges de lune,
les oiselles dorment encore dans les bocages,
parmi les solstices des zéniths,
parmi les cierges de lune,
les oiselles dorment encore dans les bocages,
la brume enlace les nuages, et part à l’assaut de l’horizon.
Nous frissonnons parfois,
tandis que nous cheminons, paumes entrelacées,
cependant, nous n’en avons que faire,
Nous frissonnons parfois,
tandis que nous cheminons, paumes entrelacées,
cependant, nous n’en avons que faire,
car seul m’importe la satisfaction de mes sens,
et la lumière de ta Grâce.
Ô ma Sirène, ma Suzeraine, ma vie,
vois, le Soleil de mes seins lourds,
et la lumière de ta Grâce.
Ô ma Sirène, ma Suzeraine, ma vie,
vois, le Soleil de mes seins lourds,
affermis de concupiscence,
dodeline, sans attache, ivre de liberté,
sous ma robe courte de mousseline,
emprisonne plus fort la neige de ma dextre,
dodeline, sans attache, ivre de liberté,
sous ma robe courte de mousseline,
emprisonne plus fort la neige de ma dextre,
annonce à l’Univers la magnificence de mes traits,
octroie-moi, goutte à goutte, le souffle de tes émois,
canonise la proue de mon clitoris,
et la virginité éternelle de mon vagin,
octroie-moi, goutte à goutte, le souffle de tes émois,
canonise la proue de mon clitoris,
et la virginité éternelle de mon vagin,
délivre-moi, somptueuse, des messages de délicatesse
sur le lit nuptial du pré,
là où je t’ai rencontrée un jour d’hiver,
alors que j’errais, malheureuse.
sur le lit nuptial du pré,
là où je t’ai rencontrée un jour d’hiver,
alors que j’errais, malheureuse.
L’aube se lève, maintenant,
le vent chantonne aux cils des vallées,
et trousse la pluie de nos longues chevelures d’ébène,
mes bas de soie crissent dès que je croise mes jambes fines,
le vent chantonne aux cils des vallées,
et trousse la pluie de nos longues chevelures d’ébène,
mes bas de soie crissent dès que je croise mes jambes fines,
et mes escarpins resplendissent,
écoute la romance d’une rose qui s’illumine
au balcon des herbes,
derrière le pain d’ombre des arbres.
écoute la romance d’une rose qui s’illumine
au balcon des herbes,
derrière le pain d’ombre des arbres.
Quand sonnera midi en l’église des mousses,
supprime mes quelques vêtements, prends-moi,
ensorcelle-moi, et guide-moi jusqu’à l’océan de ma Jouissance,
je te psalmodierai alors des odes de râles, et des lais de Tendresse !
supprime mes quelques vêtements, prends-moi,
ensorcelle-moi, et guide-moi jusqu’à l’océan de ma Jouissance,
je te psalmodierai alors des odes de râles, et des lais de Tendresse !
Sophie Rivière
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