rivière
Maître Poète
Des parfums d’ambre et de miel
Des parfums d’ambre et de miel montent autour de moi,
dès que j’erre dans les forêts, et les hameaux du Maine,
les roseaux le long du Loir, éblouis par la magnificence
de ma micro-robe de satin noir transparente, et de mes bas de soie,
dès que j’erre dans les forêts, et les hameaux du Maine,
les roseaux le long du Loir, éblouis par la magnificence
de ma micro-robe de satin noir transparente, et de mes bas de soie,
me révèrent, les champs d’asphodèle connaissent
l’écho de mes escarpins, et s’ouvrent au gré de ma marche.
Les bocages frissonnent en ce matin d’été,
je pense à toi, ô ma Sirène, ma Vie,
l’écho de mes escarpins, et s’ouvrent au gré de ma marche.
Les bocages frissonnent en ce matin d’été,
je pense à toi, ô ma Sirène, ma Vie,
tu gis nue, sur notre couche, en notre maison,
tu dors encore, tu m’as évoqué hier ton projet de travail à Paris,
je t’ai répondu alors que je te donnerai mes yeux pour que tu restes
auprès de moi, tu as pleuré à l’évocation de mon offrande.
tu dors encore, tu m’as évoqué hier ton projet de travail à Paris,
je t’ai répondu alors que je te donnerai mes yeux pour que tu restes
auprès de moi, tu as pleuré à l’évocation de mon offrande.
Je t’ai serrée contre moi, bouleversée, j’aime tout de toi,
ta longue chevelure de jais battant dans ton dos si gracile,
la double amphore de tes hanches, la colline de tes seins lourds
qui se balancent sans entrave lorsque tu esquisses un geste,
ta longue chevelure de jais battant dans ton dos si gracile,
la double amphore de tes hanches, la colline de tes seins lourds
qui se balancent sans entrave lorsque tu esquisses un geste,
la principauté de ta toison-corolle, et tes jambes fuselées
où s’aventurent souvent mes paumes, j’adore ta conversation,
tes rires, et les îles d’or de tes iris, tu es ma colombe de douceur,
après mon évocation, tu as renoncé à ton projet,
où s’aventurent souvent mes paumes, j’adore ta conversation,
tes rires, et les îles d’or de tes iris, tu es ma colombe de douceur,
après mon évocation, tu as renoncé à ton projet,
et nous avons jouté d’amour des heures durant.
Je veux te posséder, je serai dorénavant ta Maîtresse,
ô mon amante,
à mon arrivée, j’effeuillerai mes vêtements, je te rejoindrai,
Je veux te posséder, je serai dorénavant ta Maîtresse,
ô mon amante,
à mon arrivée, j’effeuillerai mes vêtements, je te rejoindrai,
je te chevaucherai dessus ta poitrine d’ivoire
avec pour seules armes ma lippe et mes mains,
mes mamelons durcis de désir heurteront les tiens,
tu hoquetteras, tu râleras des missels de liesse, tu crieras,
avec pour seules armes ma lippe et mes mains,
mes mamelons durcis de désir heurteront les tiens,
tu hoquetteras, tu râleras des missels de liesse, tu crieras,
je te conduirai avec l’éloquence de mes étreintes
jusqu’aux plages de la Jouissance,
nous nous endormirons, entrelacées,
et tu seras à jamais mon Élue !
jusqu’aux plages de la Jouissance,
nous nous endormirons, entrelacées,
et tu seras à jamais mon Élue !
Sophie Rivière
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