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Des lys blancs se balancent sous le glaive de l'aurore

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
Des lys blancs se balancent sous le glaive de l’aurore

Des lys blancs se balancent en notre jardin
sous le glaive de l’aurore,
ô ma Douce, mon Amour,

toi qui sais la ferveur de la délicatesse,
ta chair d’ivoire à la longue chevelure brune
luit dans notre chambre,

le dais des étoiles abandonne
les roses de tes seins pigeonnants et lourds
aux reflets d’ambre.

Tu dors après notre duel d’Eros,
tes paupières closes
disent la grâce de ta splendeur,

dehors, là où les bocages rejoignent le ciel,
se balancent les chênes,
les oiseaux psalmodient des trilles de tendresse,

j’approche, nue comme le vent des forêts, ma chaise de notre couche,
je m’assieds, et je prends ta dextre qui pend, inerte.
Hier, dès la brune,

tu as effeuillé lentement, libertine, et songeuse
les rimes de mes vêtements qui gisent encore à terre,
je t’ai crié, ardente,

mes mamelons vers les solives des cieux,
la soif de mon Désir que tu as feint d’ignorer,
puis tu m’as possédée des heures durant,

avec pour seules armes tes lèvres et tes mains,
j’ai connu alors la beauté de l’Impudeur,
tu m’as entraînée jusqu’aux rivages de la Jouissance,

tu as bu le lait de ma magnificence,
puis, nous nous sommes endormies, entrelacées.
Je te veille, maintenant, mon amante,

car à ton réveil, hanche contre hanche,
sexe contre sexe, je te chevaucherai,
et tu seras mienne !

Sophie Rivière
 
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