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Delirium.

totora

Nouveau poète
« L’univers brûle dans mon ventre. Ça fait comme un bouillon de delirium éternel. L’air a le goût du sang aujourd’hui, enfin hier aussi je crois. Je ne faisais pas bien attention. Ma tête n’accroche que très rarement aux artifices du corps. C’est comme un autre monde, une autre réalité. Trop haute, trop lointaine pour être contemplé avec la pudeur nécessaire. Et puis je ne suis pas fait pour ça. Je m’inquiète à éteindre le moindre de mes désirs-délires. Le Delirium ne doit jamais grandir dans son plan par métaplasme. Alors je me tais. Baisons le silence les yeux clos s’il te plait. Embrassons le monde par la pensée, elle qui s’évade dans un rire, qui s’évanouit dans la nuit noire ! Puisque le ciel a des couleurs semblables aux lumières des phares fantastiques de ma lumière de néon. Observons pâlir aussi tous ces teints ragaillardis par les rayons du Soleil. Observons le tout pâlir avec le vent. L’écorce de leur peau craquelée par ce Vent prend une dimension âcre. Je crois qu’ils m’agressent de leurs regards qui ne contemplent rien. Je crois qu’ils passent trop de temps à rêver de l’évasion qu’ils gardent les pieds trop ancrés à une terre qui n’a de terre que le bitume. Allez Avale ta poussière en les sentant murmurer des prières à un Dieu qui n’existe plus vraiment. Flouté, souillé par leurs désirs. Par leurs attentes. Tu les vois bien maintenant ? Toute cette masse aux regards rivés sur leurs pieds ? Cette masse qui s’efface au fil des pas, tout ces gens morts dans le ventre ? Eh bien je suis l’un d’eux.»
 
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