rivière
Maître Poète
Conquiers la rose impudique de ma féminité
Les grisollements des oiselles retentissent
parmi l’océan des bocages, parmi les arpèges de ta douceur,
dessus les vaisseaux des zéphyrs, et les cartes de l’horizon,
les chandeliers d’aube saluent l’amphore de mes hanches,
parmi l’océan des bocages, parmi les arpèges de ta douceur,
dessus les vaisseaux des zéphyrs, et les cartes de l’horizon,
les chandeliers d’aube saluent l’amphore de mes hanches,
alors que je gis tout contre toi, dessus notre divan,
les clochers recueillent l’absinthe du maître-autel de tes ardeurs,
partout règne la paix infinie de ton regard,
le solfège des saisons sait les lèvres de la glèbe, et les vitraux
les clochers recueillent l’absinthe du maître-autel de tes ardeurs,
partout règne la paix infinie de ton regard,
le solfège des saisons sait les lèvres de la glèbe, et les vitraux
de délicatesse de notre jardin où se dressent les hyacinthes.
Ô ma Sirène, mon Épousée, mon amante, ma madone,
ma voix t’implore, repars au combat dans le sourire des ciels d’azur,
conquiers à nouveau la rose impudique de ma féminité,
Ô ma Sirène, mon Épousée, mon amante, ma madone,
ma voix t’implore, repars au combat dans le sourire des ciels d’azur,
conquiers à nouveau la rose impudique de ma féminité,
tes mains ont parcouru ce printemps les puits d’ombre,
et les sourires de clarté,
et se sont accrochées aux lambeaux de nos draps,
tandis que je hoquetais des messes de soupirs.
et les sourires de clarté,
et se sont accrochées aux lambeaux de nos draps,
tandis que je hoquetais des messes de soupirs.
Lape le miel de ma vulve,
contemple-moi, respire les parfums de mon musc,
que deviendrais-je
sans le miel de tes étreintes et de tes sourires,
contemple-moi, respire les parfums de mon musc,
que deviendrais-je
sans le miel de tes étreintes et de tes sourires,
enlace-moi
dans le calice de tes bras fluides,
ranime à tout instant le timon de mon clitoris.
Cette nuit, les phalènes ont éclairé la prée,
dans le calice de tes bras fluides,
ranime à tout instant le timon de mon clitoris.
Cette nuit, les phalènes ont éclairé la prée,
et l’ivoire de ma chair nue
que tu as conduite jusqu’au continent de la Jouissance,
ô ma Vénérée, agonise-moi de tes caresses et de tes baisers,
divinise-moi, évanouis-moi de ta Splendeur,
que tu as conduite jusqu’au continent de la Jouissance,
ô ma Vénérée, agonise-moi de tes caresses et de tes baisers,
divinise-moi, évanouis-moi de ta Splendeur,
les tertres de mes seins te hèlent,
mes sens effrénés d’amante te supplient,
et défient tes yeux troublés de vice,
saisis-moi, fais de moi ta courtisane et ton Impératrice,
mes sens effrénés d’amante te supplient,
et défient tes yeux troublés de vice,
saisis-moi, fais de moi ta courtisane et ton Impératrice,
qu’importe, mais exauce le vin de ma sensualité,
envoûte-moi de ta magnificence,
bénis les sanglots de mes ruts, et pends sur les cimes des étoiles
l’étendard de ma Fourrure-corolle. Je le Veux !
envoûte-moi de ta magnificence,
bénis les sanglots de mes ruts, et pends sur les cimes des étoiles
l’étendard de ma Fourrure-corolle. Je le Veux !
Sophie Rivière