Regalline
Maître Poète
Temps dévoré !
En quel long soir de sa lance d’ivoire
Fourrera-t-il mon bouton rougissant ?
En quelle nuit sera-t-il tout de gloire
Pour me prendre au grand feu frémissant ?
Mon âme amoureuse n’est plus tranquille
Si hors de moi je le vois tout heureux !
Je n’ai en mon cœur qu’un temps très fragile
Des douceurs baisées en son air savoureux.
Qu’il vienne et m’apaise en mon sein si tendu !
Tétin mûr aux appétits de sa lèvre
Qu’il dévore en tendre sous entendu !
Qu’il vienne tout en arme et corps de braises,
Bel étalon tout entier en sa fièvre !
Qu’il m’enchâsse enfin... pleine de ses aises !
Lundi 30 Décembre 2013 ; 6 heures 57