rivière
Maître Poète
Allume le printemps de ma Tendresse
La persienne entrouverte m’édicte la buée de ta douceur
sur laquelle je trace des odes de délicatesse,
avec pour seule arme
la houle de mon Amour,
sur laquelle je trace des odes de délicatesse,
avec pour seule arme
la houle de mon Amour,
au loin, par delà l’horizon des marées,
flamboient les ciels infinis de l’azur.
Ô ma Muse, ma Divine,
laisse-moi me réfugier à toute heure, en toute saison,
flamboient les ciels infinis de l’azur.
Ô ma Muse, ma Divine,
laisse-moi me réfugier à toute heure, en toute saison,
contre l’anse de tes bras,
contre la principauté de tes aisselles,
laisse-moi crier Terre de volupté !
face au Soleil de ta magnificence.
contre la principauté de tes aisselles,
laisse-moi crier Terre de volupté !
face au Soleil de ta magnificence.
La vie bat aux pouls des mouettes
qui nous encerclent près du Loir,
et nous fêtent,
les brins d’herbe et les mousses attendent, agenouillés,
qui nous encerclent près du Loir,
et nous fêtent,
les brins d’herbe et les mousses attendent, agenouillés,
les essaims de nos escarpins.
En notre jardin, derrière notre croisée,
s’égouttent
lentement
En notre jardin, derrière notre croisée,
s’égouttent
lentement
des
perles
de
pluie,
perles
de
pluie,
et la romance de ta Grâce,
l’or de ta féminité m’enveloppe, et me conduit
jusqu’à la carte des étoiles,
jusqu’à la source de mon coeur.
l’or de ta féminité m’enveloppe, et me conduit
jusqu’à la carte des étoiles,
jusqu’à la source de mon coeur.
Bénis l’aile de mes bras menus,
butine les roses de mes seins pigeonnants,
et le chuchotis de mon hermine,
éclos en moi.
butine les roses de mes seins pigeonnants,
et le chuchotis de mon hermine,
éclos en moi.
Maintenant, habillons-nous, ma Vénérée, ma Suzeraine, ma Vie,
sortons, et devant le beffroi des lueurs,
en la clairière de nos émois,
allume le printemps de ma Tendresse !
sortons, et devant le beffroi des lueurs,
en la clairière de nos émois,
allume le printemps de ma Tendresse !
Sophie Rivière