rivière
Maître Poète
Allons redécouvrir les dais de clarté
Après la pluie, à l’aurore,
les gouttes d’eau perlent sur les roses,
tandis que non loin de nous,
les gouttes d’eau perlent sur les roses,
tandis que non loin de nous,
dans les vallons, et dans les bocages du Maine,
là où naissent les palais des lueurs,
s’entrelacent les paupières de nos paumes,
là où naissent les palais des lueurs,
s’entrelacent les paupières de nos paumes,
ô ma Douce,
levons-nous, allons redécouvrir les dais de clarté,
et l’archipel de ta splendeur,
levons-nous, allons redécouvrir les dais de clarté,
et l’archipel de ta splendeur,
qui éclaire les strophes de béatitude.
Tu as récité cette nuit, dans notre maison,
à la lueur de la lune, des psaumes de soupirs
Tu as récité cette nuit, dans notre maison,
à la lueur de la lune, des psaumes de soupirs
quand nous avons jouté d’harmonie des heures durant,
nos robes, nos bas de soie, nos culottes, et nos escarpins,
gisent toujours à terre,
nos robes, nos bas de soie, nos culottes, et nos escarpins,
gisent toujours à terre,
depuis que, sensuelle, je t’ai épelé,
seins contre seins, pertuis contre pertuis,
les syllabes des tribades et de la Jouissance
seins contre seins, pertuis contre pertuis,
les syllabes des tribades et de la Jouissance
enseignées par les prêtresses de Sappho, toi qui ignorais tout
de la beauté de la douceur et de la tendresse.
Viens ma Vénérée, mon Impératrice de liesse,
de la beauté de la douceur et de la tendresse.
Viens ma Vénérée, mon Impératrice de liesse,
sortons, bras dessus, bras dessous,
je te cueillerai dans les champs et les talus
des brassées d’asphodèles
je te cueillerai dans les champs et les talus
des brassées d’asphodèles
que je t’offrirai à genoux,
car
tu es ma Dame de majesté
car
tu es ma Dame de majesté
que chantaient les trouvères.
Bientôt, je t’emmènerai en l’église des bois et des forêts,
et seules face au monde,
seules face à l’hymne de Grâce,
avec pour témoins les oiseaux,
je te demanderai ta main !
Bientôt, je t’emmènerai en l’église des bois et des forêts,
et seules face au monde,
seules face à l’hymne de Grâce,
avec pour témoins les oiseaux,
je te demanderai ta main !
Sophie Rivière
