rivière
Maître Poète
Allons errer, paume contre paume, parmi la pureté du silence
ô ma Sirène, mon amante, mon Exquise,
accepte ces violettes blanches que tu aimes tant,
et que j’ai cueillies pour toi dès l’aube, alors que tu dormais encore.
Je te contemple, maintenant, étendue en robe de nudité tout contre toi,
accepte ces violettes blanches que tu aimes tant,
et que j’ai cueillies pour toi dès l’aube, alors que tu dormais encore.
Je te contemple, maintenant, étendue en robe de nudité tout contre toi,
je suis ton Élue d’entre les élues,
l’esclave de tes baisers, et de tes étreintes,
emprisonne-moi encore dans l’anneau de tes bras,
distille-moi des messages d’impudeur,
l’esclave de tes baisers, et de tes étreintes,
emprisonne-moi encore dans l’anneau de tes bras,
distille-moi des messages d’impudeur,
le Soleil de ma chair abdique
sous la virginité de ton Désir,
prends-moi, lascive et tendre,
emmène-moi, vaincue jusque l’harmonie de ma volupté,
sous la virginité de ton Désir,
prends-moi, lascive et tendre,
emmène-moi, vaincue jusque l’harmonie de ma volupté,
avant de recommencer,
j’ai besoin de l’offrande de tes caresses,
ensuite, allons errer, paume contre paume,
parmi les frêles hyacinthes, parmi la pureté du silence,
j’ai besoin de l’offrande de tes caresses,
ensuite, allons errer, paume contre paume,
parmi les frêles hyacinthes, parmi la pureté du silence,
parmi les bocages, la Paix de la campagne nous attend.
La lune et les étoiles agonisent au loin, vers l’occident,
je n’en peux plus de mes langueurs,
les astres me révèrent, et bercent mon âme,
La lune et les étoiles agonisent au loin, vers l’occident,
je n’en peux plus de mes langueurs,
les astres me révèrent, et bercent mon âme,
j’ai besoin de la musique de tes doigts,
calme un temps mes seins hauts plantés, et inapaisés,
je suis Grâce,
je suis la royauté de la Lumière chantée
calme un temps mes seins hauts plantés, et inapaisés,
je suis Grâce,
je suis la royauté de la Lumière chantée
voilà plus de vingt-cinq siècles par Psappha de Lesbos.
Les forêts au crépuscule s’inclinent dès que je parais,
fais de moi ta courtisane,
peu me chaut, mais possède-moi,
Les forêts au crépuscule s’inclinent dès que je parais,
fais de moi ta courtisane,
peu me chaut, mais possède-moi,
sanctifie les jardins de ma Fourrure-corolle,
vendange la blancheur de ma sève,
la pluie de ma chevelure d’ébène t’encercle,
je redécouvre en tremblant l’aurore de ton innocence,
vendange la blancheur de ma sève,
la pluie de ma chevelure d’ébène t’encercle,
je redécouvre en tremblant l’aurore de ton innocence,
ô ma Vie, ma Muse, entends-tu dans les arbres
psalmodier l’alouette,
elle répète à l’Univers mes sanglots de ruts,
imite-la, divinise-moi, rends-moi plus Femme, je le Veux !
psalmodier l’alouette,
elle répète à l’Univers mes sanglots de ruts,
imite-la, divinise-moi, rends-moi plus Femme, je le Veux !
Sophie Rivière
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