rivière
Maître Poète
Accepte l’hostie de ma Tendresse
Les roses éclosent à l’énoncé de ton nom de baptême,
le Soleil révèle au monde le printemps de notre Amour,
les oiselles transpercent les suaires des nuages et le tulle d’azur,
éblouis-moi encore de ta clarté.
le Soleil révèle au monde le printemps de notre Amour,
les oiselles transpercent les suaires des nuages et le tulle d’azur,
éblouis-moi encore de ta clarté.
Ma Muse, mon Égérie, ma Maîtresse, mon Unique,
pétris l’argile de mes mots,
ouvre-moi le chemin de ta Lumière,
lis les stances de ma béatitude
pétris l’argile de mes mots,
ouvre-moi le chemin de ta Lumière,
lis les stances de ma béatitude
dessus le pollen des étoiles,
dessus les veines des fougères,
l’étang reçoit l’hommage des libellules,
fais renaître l’aumône de mon sourire.
dessus les veines des fougères,
l’étang reçoit l’hommage des libellules,
fais renaître l’aumône de mon sourire.
J’ai besoin de la mer infinie de ton coeur,
borde-moi avec des draps de baisers,
enlace la pluie de ma longue chevelure d’ébène
avec la tienne,
borde-moi avec des draps de baisers,
enlace la pluie de ma longue chevelure d’ébène
avec la tienne,
arpente les rivages de mes paupières,
inonde ma poésie saphique de tes houles d’harmonie,
déifie-moi de l’aubade des matines aux vêpres,
cabre-moi, cambre-moi.
inonde ma poésie saphique de tes houles d’harmonie,
déifie-moi de l’aubade des matines aux vêpres,
cabre-moi, cambre-moi.
Retournons à la source de mes émois,
nimbe-moi de ta délicatesse, avance-toi vers moi,
sculpte à mains nues la virginité de mes seins lourds,
et l’hermine de ma Toison.
nimbe-moi de ta délicatesse, avance-toi vers moi,
sculpte à mains nues la virginité de mes seins lourds,
et l’hermine de ma Toison.
J’ai si envie de toi,
monte à l’assaut de ma Chair,
sanctifie le pain de notre Union,
ce soir,
monte à l’assaut de ma Chair,
sanctifie le pain de notre Union,
ce soir,
à la lueur des phalènes,
proclame la royauté de mes langueurs,
et face à la pureté de nos étreintes,
accepte l’hostie de ma Tendresse !
proclame la royauté de mes langueurs,
et face à la pureté de nos étreintes,
accepte l’hostie de ma Tendresse !
Sophie Rivière