Zeev Stern
Maître Poète
Les arabesques de fumée
Montent au plafond du bouge
Tamisant la lumière rouge
D'un lustre sale et embrumé
Elle y danse, en transe
La fille sans cache-seins
Le désir d'entre ses hanches
Vient de damner le marin
C'est l'odeur de sa sueur
Qui a fait chavirer l'âme
De ce trés vieux caboteur
Qui tant a manié les rames
Elle a approché sa poupe
Tout près, tout près du matelot
Avec grace elle lui chaloupe
Un tango à fleur de peau
Il l'enlevera au loin peut-être
Sur son galion chargé d'or
Dans la mansarde sans fenêtre
Qui ne donne pas sur le port.
Montent au plafond du bouge
Tamisant la lumière rouge
D'un lustre sale et embrumé
Elle y danse, en transe
La fille sans cache-seins
Le désir d'entre ses hanches
Vient de damner le marin
C'est l'odeur de sa sueur
Qui a fait chavirer l'âme
De ce trés vieux caboteur
Qui tant a manié les rames
Elle a approché sa poupe
Tout près, tout près du matelot
Avec grace elle lui chaloupe
Un tango à fleur de peau
Il l'enlevera au loin peut-être
Sur son galion chargé d'or
Dans la mansarde sans fenêtre
Qui ne donne pas sur le port.