GLUCK
Nouveau poète
A une jeune fille
Vous qui ne savez pas combien lenfance est belle,
Enfant ! Naviez pas notre âge de douleurs,
Où le cur, tour à tour, est esclave est rebelle,
Où le rêve est souvent plus triste que vos pleurs,
Votre âge insouciant est si doux quon loublie !
Il passe comme un souffle aux vastes champs des aires.
Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,
Comme un alcyon sur les mers.
Oh ! Ne vous hâtez point de mûrir vos pensées,
Jouissez du matin, jouissez du printemps,
Vos heures sont des fleurs lune à lautre enlacées,
Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.
Laissez venir les ans ! Le destin vous dévoue,
Comme nous, au regret à la fausse amitié,
A ces maux sans espoir que lorgueil désavoue
A ces plaisirs qui font pitié !
Riez pourtant du sort ! Ignorez la puissance !
Riez ! Nattristez pas votre front gracieux,
Votre il dazur, miroir de paix et dinnocence,
Qui révèle votre âme et réfléchi les cieux
Vous qui ne savez pas combien lenfance est belle,
Enfant ! Naviez pas notre âge de douleurs,
Où le cur, tour à tour, est esclave est rebelle,
Où le rêve est souvent plus triste que vos pleurs,
Votre âge insouciant est si doux quon loublie !
Il passe comme un souffle aux vastes champs des aires.
Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,
Comme un alcyon sur les mers.
Oh ! Ne vous hâtez point de mûrir vos pensées,
Jouissez du matin, jouissez du printemps,
Vos heures sont des fleurs lune à lautre enlacées,
Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.
Laissez venir les ans ! Le destin vous dévoue,
Comme nous, au regret à la fausse amitié,
A ces maux sans espoir que lorgueil désavoue
A ces plaisirs qui font pitié !
Riez pourtant du sort ! Ignorez la puissance !
Riez ! Nattristez pas votre front gracieux,
Votre il dazur, miroir de paix et dinnocence,
Qui révèle votre âme et réfléchi les cieux