• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Ô reviens ma Douceur

rivière

Maître Poète
O reviens ma Douce

Quand
je suis seule
et
que le spleen m’assaille,

je repense à toi,
mon Epousée
dont
les strophes de volupté

se mêlaient aux miennes
sous
les lys de nos chairs
si douces et si féminines

lorsque nous gisions,
en notre gynécée,
dans le voile sublime
de tes rimes de Splendeur.

Après
la messe de notre Jouissance,
nous nous endormions,
dans les bras l’une de l’autre,

puis
nous sortions à l’aurore,
auréolées de
l’encens de béatitude.

Ta chevelure de jais
se mêlait à la mienne
alors que nous parcourions,
paume contre paume

les sèves des chemins,
nos robes voletaient
parmi
le baiser des bocages,

je te quittais parfois,
et
je cueillais à ton intention
des brassées de fleurs

que
je t’offrais,
tremblante,
à genoux.

J’aimais
le fruit de ta bouche,
la clarté de ta peau,
l’hymne de tes seins contre les miens,

la scansion de tes escarpins
brisait l’armoirie du silence
quand nous rentrions,
le soir venu, parées de désir.

Pourquoi es-tu partie
un jour de mai,
mon Impératrice de douceur,
toi mon amante

qui magnifiais
le vase de mes hanches ?
Ô
reviens ma Douce,

et ramène
la lumière du Désir
qui guidait
les cierges de nos cris de liesse !

Sophie Rivière
 
Chère amie,

Ils semblent tous se ressembler tes poèmes.
Mais quand la respiration prend le temps de l'émotion....
Quand "Je t'offrais tremblante à genoux"....Une musique passe.
Un fleuve coule, une lumière transcende l'esprit qui doit s'ouvrir.


Tu es cette poète, singulière
ouvrant les portes des ténèbres
Tu es amour des troubadours
dansants entre le Loir et l'Adour
Telle une princesse d'Aquitaine
offrant son cœur au capitaine.


Bises
Loïc ROUSSELOT
 
"La messe de notre jouissance". J'aime, et je m'incline religieusement !
 
De belles incantations pour celle qui est "partie" à jamais//

la première fois ne s'oublie jamais///

.baisers ma Sophie..un tit pour Claire
jojo
 
Merci beaucoup jojo pour l'extrême joliesse de ton message.

Je ne peux que te donner raison. Je n'oublierai jamais ma première compagne
décédée si jeune que j'ai cru en mourir de chagrin. J'ai voulu sublimer cette
période de mon existence en me disant qu'elle était "partie".

Je n'oublie pas de transmettre tes bisous à Claire.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
Chère amie,

Ils semblent tous se ressembler tes poèmes.
Mais quand la respiration prend le temps de l'émotion....
Quand "Je t'offrais tremblante à genoux"....Une musique passe.
Un fleuve coule, une lumière transcende l'esprit qui doit s'ouvrir.


Tu es cette poète, singulière
ouvrant les portes des ténèbres
Tu es amour des troubadours
dansants entre le Loir et l'Adour
Telle une princesse d'Aquitaine
offrant son cœur au capitaine.


Bises
Loïc ROUSSELOT

Merci beaucoup Loïc pour la chaleur de ton commentaire.

J'ai voulu dans ce texte en transcendant la mort faire revivre
ma première compagne avec sa joie de vivre et sa Beauté.

Tu as raison d'écrire "un fleuve coule" car l'élément liquide
m'a profondément marquée que ce soit des rivières, des rus,
des fontaines.

Il est vrai que certains commentateurs me reprochent parfois
de n'aborder que l'amour saphique, et de négliger la poésie
bucolique. Tu viens de leur répondre avec brio Loïc.

Pour répondre à ta question, j'eusse aimé vivre au XII ème siècle,
une période où la Femme, la Dame-, était célébrée par les chevaliers.

J'aime aussi la période que je vis car une femme doit se battre
pour faire reconnaître ses droits à l'égalité, entre autres choses.

Je ne peux que m'incliner et te remercier pour tes éloges si beaux et
si gentils. Ils me font chaud au cœur.

A bientôt de te lire.

Bisous.

Sophie
 
Retour
Haut