Ô ! Mères...
Le ciel a pleuré des larmes de diamant.
Mères où êtes-vous ? Le monde est fou...
Sur le pré, la toile d'araignée s'ébroue,
Le crime s'est perpétué sur une enfant...
Pourquoi ce chaos? Mères des hommes,
L'humain fera bientôt honte à l'animal,
Vos yeux ne tarissent et vous font mal,
Depuis qu'Adam à croqué la pomme...
La vallée est si belle, mais aujourd'hui,
Ses fleurs sont pour cette pauvre fille,
L'épeire y tend sa toile telle mantille,
Léger voile endeuillé, couleur d'ennui...
Le ciel a pleuré des larmes de cristal.
Sur la terre un corps a crié sa peine,
Son âme errante telle une triste reine,
Cherche le repos au-delà de l'infernal...
Ô ! Mères, un joyau vient de s'éteindre,
La rose et le lys embaument le chemin
Qui la mène au royaume des séraphins,
Mais les fous sont toujours à craindre...
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