rivière
Maître Poète
Tu étais Splendeur et magnificence
Je t’ai croisée un après-midi de septembre,
alors que j’errais, morose en mon bourg,
car mon amante venait de me délaisser
alors que j’errais, morose en mon bourg,
car mon amante venait de me délaisser
pour aller chercher fortune à Paris, en l’île de la Cité,
et gagner, croyait-elle, quelque argent.
Tu marchais hiératique, vêtue d’une micro-robe de satin noir,
et gagner, croyait-elle, quelque argent.
Tu marchais hiératique, vêtue d’une micro-robe de satin noir,
de bas de soie, de porte-jarretelles assortis,
et chaussée d’escarpins, ô mon Maîtresse,
toi qui étais Splendeur et magnificence,
et chaussée d’escarpins, ô mon Maîtresse,
toi qui étais Splendeur et magnificence,
à ta vue, les sources cessèrent de couler,
les nuages se dispersèrent, l’azur régna,
j’oubliai mes soucis, et le coeur battant la chamade,
les nuages se dispersèrent, l’azur régna,
j’oubliai mes soucis, et le coeur battant la chamade,
je t’avouai, en balbutiant, mon Amour,
à ma déclaration, tu haussas les épaules, et tu continuas ton chemin,
je volai alors des étoiles de lune, des violettes et des lys
à ma déclaration, tu haussas les épaules, et tu continuas ton chemin,
je volai alors des étoiles de lune, des violettes et des lys
que je t’offris, tremblante, le lendemain, mais tu me repoussas, dédaigneuse,
désespérée, je voulus te proposer tous mes bijoux, et ma borde,
à mon annonce, tu haussas les épaules.
désespérée, je voulus te proposer tous mes bijoux, et ma borde,
à mon annonce, tu haussas les épaules.
Je composai alors une poésie saphique avec le sang de mon Désir,
avec les strophes de mes émois que je te lus sur le seuil de ta maison,
interpellée, tu m’écoutas, et tu me conduisis en ta chambre,
avec les strophes de mes émois que je te lus sur le seuil de ta maison,
interpellée, tu m’écoutas, et tu me conduisis en ta chambre,
sur ta couche, tu ôtas mes vêtements, tu fis de même,
la cathédrale de mes seins pigeonnants, arrogants, et lourds, durcit,
tu m’allongeas sur le dos, et agenouillée devant
la cathédrale de mes seins pigeonnants, arrogants, et lourds, durcit,
tu m’allongeas sur le dos, et agenouillée devant
la presqu’île de mon sexe-Soleil,
ta dextre pénétra à maintes reprises,
en ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de ma matrice,
ta dextre pénétra à maintes reprises,
en ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de ma matrice,
souffletée par la houle du Désir, je sanglotai des motets de liesse,
je hoquetai, soudain, le lait de mes blanches noces jaillit,
tu le butinas, nous le partageâmes, puis, épuisées,
je hoquetai, soudain, le lait de mes blanches noces jaillit,
tu le butinas, nous le partageâmes, puis, épuisées,
nous nous entrelaçâmes avant de recommencer,
et depuis lors, nous vivons ensemble,
avec, au coeur, la joliesse de nos Amours si pures et si féminines !
et depuis lors, nous vivons ensemble,
avec, au coeur, la joliesse de nos Amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière
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