rivière
Maître Poète
Tu m’as fait découvrir les roses de la Volupté
L’ombre drape encore de longs voiles de deuil le sang du Loir,
les arbres des bocages gravent des charmes mouvants sous le vent,
mais l’aube du printemps pointe à l’horizon,
déjà, les rossignols râlent dans les buissons,
les arbres des bocages gravent des charmes mouvants sous le vent,
mais l’aube du printemps pointe à l’horizon,
déjà, les rossignols râlent dans les buissons,
les parfums montent de la terre,
dans les bois, les violettes se redressent.
Assise, nue, sur notre couche, en notre chambre,
ô ma Douce, ma vierge d’Amour,
dans les bois, les violettes se redressent.
Assise, nue, sur notre couche, en notre chambre,
ô ma Douce, ma vierge d’Amour,
je t’écris des strophes d’or saphiques, alors que tu gis, endormie,
tout contre la colline de mes seins pigeonnants,
arrogants et lourds, je contemple à chaque instant la beauté de ton visage,
l’urne de tes hanches, et l’hermine de ton pubis.
tout contre la colline de mes seins pigeonnants,
arrogants et lourds, je contemple à chaque instant la beauté de ton visage,
l’urne de tes hanches, et l’hermine de ton pubis.
Avant de te connaître, j’étais l’épouse soumise
d’un homme riche, tyrannique et violent,
un jour que nous étions seules,
et que tu étais ma servante,
d’un homme riche, tyrannique et violent,
un jour que nous étions seules,
et que tu étais ma servante,
tu m’as distillé des caresses d’impudeur,
tu m’a fait découvrir les roses de la Volupté,
tu m’as murmuré les chants des prêtresses de Lesbos,
j’ai appris à tes côtés toutes les positions,
tu m’a fait découvrir les roses de la Volupté,
tu m’as murmuré les chants des prêtresses de Lesbos,
j’ai appris à tes côtés toutes les positions,
depuis lors je suis devenue tienne,
et tu m’emmènes à toute heure sur les plaines de l’ivresse.
Je revêts maintenant ma micro-robe de tulle noir transparent,
mes bas de soie, mes porte-jarretelles,
et tu m’emmènes à toute heure sur les plaines de l’ivresse.
Je revêts maintenant ma micro-robe de tulle noir transparent,
mes bas de soie, mes porte-jarretelles,
je vais sortir comme chaque jour pour te cueillir des brassées de lys.
A mon retour, je ne piperai mot,
j’ôterai mes vêtements, je les jetterai sur le sol,
je te chevaucherai des heures durant,
A mon retour, je ne piperai mot,
j’ôterai mes vêtements, je les jetterai sur le sol,
je te chevaucherai des heures durant,
je te posséderai, ma dextre entrera à maintes reprises,
en ta rivière d’amour jusqu’à ta matrice,
tu geindras de liesse, soudain, appuyée sur tes talons,
la houle de ta Jouissance jaillira
en ta rivière d’amour jusqu’à ta matrice,
tu geindras de liesse, soudain, appuyée sur tes talons,
la houle de ta Jouissance jaillira
je vendangerai le lait de ta sève,
nous le partagerons, nous nous entrelacerons,
et tu me chuchoteras de ta voix si douce :
- encore ma Chérie, c’est si pur, c’est si bon !
nous le partagerons, nous nous entrelacerons,
et tu me chuchoteras de ta voix si douce :
- encore ma Chérie, c’est si pur, c’est si bon !
Sophie Rivière
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