rivière
Maître Poète
J’ai mis un châle sur mes épaules d’ivoire
L’aurore s’éveille dessus les flots du Loir,
le vent triste et nu
éparpille les feuilles de l’automne,
les bocages perdent de leur superbe,
le vent triste et nu
éparpille les feuilles de l’automne,
les bocages perdent de leur superbe,
le vin de tristesse se répand parmi les cimes,
les vaisseaux des oiselles ne chantent plus dans les branches.
J’ai mis un châle sur mes épaules d’ivoire,
la fraîcheur se répand par-delà les roseaux et les champs,
les vaisseaux des oiselles ne chantent plus dans les branches.
J’ai mis un châle sur mes épaules d’ivoire,
la fraîcheur se répand par-delà les roseaux et les champs,
j’erre dans les forêts du Maine, ma patrie,
sac à main sur mon épaule, je vis seule en ma borde
depuis le départ de mon amante voilà un an déjà,
je l’ai cherchée en vain parmi les bourgs et les villes,
sac à main sur mon épaule, je vis seule en ma borde
depuis le départ de mon amante voilà un an déjà,
je l’ai cherchée en vain parmi les bourgs et les villes,
parfois j’implore Éros
de me redonner une compagne,
je revêts alors le dimanche pour aller à la messe
ma micro-robe de satin noir,
de me redonner une compagne,
je revêts alors le dimanche pour aller à la messe
ma micro-robe de satin noir,
mes bas de soie, mes porte-jarretelles assortis, et mes escarpins,
cependant rien n’y fait, la solitude me pèse.
A mon retour, je m’assois en ma chambre,
et je pleure devant la photo de notre union,
cependant rien n’y fait, la solitude me pèse.
A mon retour, je m’assois en ma chambre,
et je pleure devant la photo de notre union,
ô mon Epousée, pourquoi m’as-tu délaissée,
toi qui m’avais juré amour et fidélité,
ma chair est belle pourtant,
tu admirais sans cesse la joliesse de mon visage,
toi qui m’avais juré amour et fidélité,
ma chair est belle pourtant,
tu admirais sans cesse la joliesse de mon visage,
la colline de mes seins hauts plantés, arrogants, et lourds,
et la Toison-corolle de mon pubis
que ta langue et tes paumes parcouraient à tout moment.
Néanmoins, mon espoir renaît
et la Toison-corolle de mon pubis
que ta langue et tes paumes parcouraient à tout moment.
Néanmoins, mon espoir renaît
car j’ai rencontré ce matin une jeune femme inconnue
qui m’a souri, nous avons longuement parlé, nous nous reverrons demain
en mon logis, à son arrivée, je la prendrai par le bras,
et sur ma couche, je la posséderai des heures durant,
qui m’a souri, nous avons longuement parlé, nous nous reverrons demain
en mon logis, à son arrivée, je la prendrai par le bras,
et sur ma couche, je la posséderai des heures durant,
je la conduirai jusqu'aux rivages de la Jouissance,
et elle deviendra mienne, rien n’est plus important en effet
en notre univers que la satisfaction de nos sens grisés,
et la glorification de notre Féminité si pure !
et elle deviendra mienne, rien n’est plus important en effet
en notre univers que la satisfaction de nos sens grisés,
et la glorification de notre Féminité si pure !
Sophie Rivière
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