rivière
Maître Poète
La robe du jour s’entrouvre dessus les bocages
La robe du jour s’entrouvre
dessus les bocages, et les forêts du Maine,
les champs d’asphodèles s’ébrouent aux langueurs du vent,
les bouleaux d’ivoire, et les chênes me révèrent,
dessus les bocages, et les forêts du Maine,
les champs d’asphodèles s’ébrouent aux langueurs du vent,
les bouleaux d’ivoire, et les chênes me révèrent,
se ploient à ma vue, les oiselles psalmodient
la moire de mes bas de soie,
ma courte tunique de satin se balance
au rythme de ma marche, dans l’azur d’avril,
la moire de mes bas de soie,
ma courte tunique de satin se balance
au rythme de ma marche, dans l’azur d’avril,
mes bras nus se referment dans le puits du vide, et
frissonnent au sang de la rosée, seule la scansion de mes bottines,
et le balancement de mon sac à main, rompent le lac du silence,
j’erre lascivement parmi les prés où nous nous promenons d’ordinaire,
frissonnent au sang de la rosée, seule la scansion de mes bottines,
et le balancement de mon sac à main, rompent le lac du silence,
j’erre lascivement parmi les prés où nous nous promenons d’ordinaire,
et où je te cueille des roses et des fleurs de soleil.
J’ai tant besoin de la strophe de tes baisers, du miroir de ton âme,
de la clarté de ta chair contre la mienne,
et du calice de tes sens inassouvis,
J’ai tant besoin de la strophe de tes baisers, du miroir de ton âme,
de la clarté de ta chair contre la mienne,
et du calice de tes sens inassouvis,
ô mon Vassale, mon Epousée,
mes lèvres ont gardé le pli de tes lèvres,
mes seins arrogants et lourds te réclament,
l’hermine de mon pertuis exige ta bouche humide.
mes lèvres ont gardé le pli de tes lèvres,
mes seins arrogants et lourds te réclament,
l’hermine de mon pertuis exige ta bouche humide.
Tu es auprès d’une parente malade à Paris,
je t’attends, cependant, je défaille, je n’en puis plus,
à ta pensée, ma chair te réclame, ma taille se cambre, et je défaille.
Soudain, j’avise un orme, je vais vers lui, je m’effeuille,
je t’attends, cependant, je défaille, je n’en puis plus,
à ta pensée, ma chair te réclame, ma taille se cambre, et je défaille.
Soudain, j’avise un orme, je vais vers lui, je m’effeuille,
puis, nue, face aux jardin des astres, face à la cathédrale de mes émois,
ma dextre parcourt les lys de ma nudité,
descend en la presqu’île de volupté,
ensuite, souffletée par le faix du Désir,
ma dextre parcourt les lys de ma nudité,
descend en la presqu’île de volupté,
ensuite, souffletée par le faix du Désir,
elle entre dans ma rivière d’amour jusqu’ à la grotte de ma matrice,
j’effectue sans cesse des va-et-vient, je gémis, je geins,
je hoquette, je ne suis plus que râles,
soudain le lait de ma Jouissance sourd, je m’agenouille,
j’effectue sans cesse des va-et-vient, je gémis, je geins,
je hoquette, je ne suis plus que râles,
soudain le lait de ma Jouissance sourd, je m’agenouille,
et je le bois en ton honneur, heureuse, avant de recommencer.
A ton retour, je te porterai sur notre couche,
je te bercerai, je te fouaillerai, je te posséderai sans cesse,
car ne l’oublie jamais, tu es mienne, je suis ta Maîtresse, et ta Suzeraine !
A ton retour, je te porterai sur notre couche,
je te bercerai, je te fouaillerai, je te posséderai sans cesse,
car ne l’oublie jamais, tu es mienne, je suis ta Maîtresse, et ta Suzeraine !
Sophie Rivière