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L'azur virginal se hissera à l'horizon

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète

L’azur virginal se hissera à l’horizon

Ô ma Maîtresse,
tu dors encore, peu m’importe cependant,
car je t’apporte en cet aurore de mai des lys blancs

que j’ai cueillis en notre jardin bordé par le Loir,
alors qu’exultent maintenant
le flux et le reflux du vent

parmi les arbres,
bientôt l’azur virginal se hissera à l’horizon.
A ton réveil,

je relèverai ma robe d’organdi,
et, à genoux dans notre chambre,
je t’offrirai ces fleurs que tu aimes tant,

puis, j’allumerai les flammes de notre autel d’amour,
et je déposerai
sur tes lèvres l’aumône d’un baiser.

Je te connais depuis que le monde est monde,
depuis qu’enfants, nous nous promenions,
paume contre paume, sous les voûtes des bois,

et les cathédrales des bocages du Maine,
notre patrie,
un matin de printemps, nous avions toutes deux seize ans,

nous marchions dans la prée,
quand je faillis trébucher contre une souche,
tu me retins, nos lèvres s'effleurèrent,


je connus pour la première fois
la douceur de tes seins et de tes hanches,
tu m’emmenas sans mot dire

dans une clairière située non loin de là,
et, face aux rires des clartés,
face aux strophes des mousses, je devins ton Élue,

depuis lors, ma Vénérée,
nous partageons
à tout instant la Grâce d’être Femmes !


Sophie Rivière

 

L’azur virginal se hissera à l’horizon

Ô ma Maîtresse,
tu dors encore, peu m’importe cependant,
car je t’apporte en cet aurore de mai des lys blancs

que j’ai cueillis en notre jardin bordé par le Loir,
alors qu’exultent maintenant
le flux et le reflux du vent

parmi les arbres,
bientôt l’azur virginal se hissera à l’horizon.
A ton réveil,

je relèverai ma robe d’organdi,
et, à genoux dans notre chambre,
je t’offrirai ces fleurs que tu aimes tant,

puis, j’allumerai les flammes de notre autel d’amour,
et je déposerai
sur tes lèvres l’aumône d’un baiser.

Je te connais depuis que le monde est monde,
depuis qu’enfants, nous nous promenions,
paume contre paume, sous les voûtes des bois,

et les cathédrales des bocages du Maine,
notre patrie,
un matin de printemps, nous avions toutes deux seize ans,

nous marchions dans la prée,
quand je faillis trébucher contre une souche,
tu me retins, nos lèvres s'effleurèrent,


je connus pour la première fois
la douceur de tes seins et de tes hanches,
tu m’emmenas sans mot dire

dans une clairière située non loin de là,
et, face aux rires des clartés,
face aux strophes des mousses, je devins ton Élue,

depuis lors, ma Vénérée,
nous partageons
à tout instant la Grâce d’être Femmes !


Sophie Rivière

Un tel amour ne peut s'analyser ou s'expliquer. Il se vit, tout simplement, intensément... Beau en somme. Merci
 
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