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Monsieur de La Palice revisité (1470-1525)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
  • Date de début Date de début

Filiatus

Maître Poète
J'aurais pu conter cette histoire
Sous forme de lapalissades
Et entraîner mon auditoire
Dans une franche rigolade

J'aurai pu, mais à ma surprise
Ma muse a gardé le boudoir
Aussi, je dis avec franchise
"La lapalissade est un art"

Mil quatre cent soixante-dix
C'est l'année où vient à la vie
Ce cher monsieur de La Palice
Que le monde entier nous envie

Son nom d'ailleurs, c'est de Chabannes
La Palice est le nom d'un bourg
Son aïeul connut Sainte-Jeanne
Et eut ses entrées à la cour

Geoffroy, son père est maréchal
De France, et non pas forgeron
Mais pour l'enfant, c'est bien égal
Son arme c'est le biberon

Élevé avec le Dauphin
À dix-huit ans il fait campagne
Dans son armée, jusqu'aux confins
De la turbulente Bretagne

Après trois ans de "Guerre folle"
Puis trois autres dans l'inaction
La Palice déjà convole
Avec Jeanne de Montberon

Puis avec son ami d'enfance
Charles VIII, il franchit les Alpes
Car dans sa royale ascendance
Il compte une reine de Naples

Le pauvre roi Charles décède
Trois ans après cette épopée
Aussi, à Louis qui lui succède
La Palice offre son épée

Tous deux repartent en fanfare
Vers l'attirante péninsule
Le pape feint de ne rien voir
Occupé à coincer la bulle

La Palisse prend tant de places
Par la force, ou bien par la ruse
Que Louis XII, pour cette audace
Le fait vice-roi des Abruzzes

Pendant dix ans Jacques guerroie
En Italie, avec courage
Connaissant honneur et effroi
Blessures, prison et veuvage

En septembre mil cinq cent treize
C'est la fin du rêve italien
Il rentre avec l'armée française
Se ressourcer parmi les siens

Quand décède le roi Louis XII
Avec le roi François Ier
Juste le temps de prendre épouse
Il repart au sud ferrailler

Comme son père, en récompense
De sa foi et son dévouement
Il est fait maréchal de France
Sur le site de Marignan

À l'hiver mil cinq cent vingt-quatre
Les Français siègent à Pavie
Mais ne commencent à se battre
Qu'à la fin février qui suit

Mais, ces trois mois font les affaires
Des adversaires qui surgissent
Prenant les Français à revers
Ils tuent le pauvre La Palice

À cette époque, un chansonnier
Sur le Maréchal écrivit
Que s'il n'eût été trucidé
Il leur "ferait" encore "envie"

Avec le temps les mots s'envolent
Ou bien avec plaisanterie
En changeant ces quelques paroles
Lors, il "serait" encore "en vie"
 
J'aurais pu conter cette histoire
Sous forme de lapalissades
Et entraîner mon auditoire
Dans une franche rigolade

J'aurai pu, mais à ma surprise
Ma muse a gardé le boudoir
Aussi, je dis avec franchise
"La lapalissade est un art"

Mil quatre cent soixante-dix
C'est l'année où vient à la vie
Ce cher monsieur de La Palice
Que le monde entier nous envie

Son nom d'ailleurs, c'est de Chabannes
La Palice est le nom d'un bourg
Son aïeul connut Sainte-Jeanne
Et eut ses entrées à la cour

Geoffroy, son père est maréchal
De France, et non pas forgeron
Mais pour l'enfant, c'est bien égal
Son arme c'est le biberon

Élevé avec le Dauphin
À dix-huit ans il fait campagne
Dans son armée, jusqu'aux confins
De la turbulente Bretagne

Après trois ans de "Guerre folle"
Puis trois autres dans l'inaction
La Palice déjà convole
Avec Jeanne de Montberon

Puis avec son ami d'enfance
Charles VIII, il franchit les Alpes
Car dans sa royale ascendance
Il compte une reine de Naples

Le pauvre roi Charles décède
Trois ans après cette épopée
Aussi, à Louis qui lui succède
La Palice offre son épée

Tous deux repartent en fanfare
Vers l'attirante péninsule
Le pape feint de ne rien voir
Occupé à coincer la bulle

La Palisse prend tant de places
Par la force, ou bien par la ruse
Que Louis XII, pour cette audace
Le fait vice-roi des Abruzzes

Pendant dix ans Jacques guerroie
En Italie, avec courage
Connaissant honneur et effroi
Blessures, prison et veuvage

En septembre mil cinq cent treize
C'est la fin du rêve italien
Il rentre avec l'armée française
Se ressourcer parmi les siens

Quand décède le roi Louis XII
Avec le roi François Ier
Juste le temps de prendre épouse
Il repart au sud ferrailler

Comme son père, en récompense
De sa foi et son dévouement
Il est fait maréchal de France
Sur le site de Marignan

À l'hiver mil cinq cent vingt-quatre
Les Français siègent à Pavie
Mais ne commencent à se battre
Qu'à la fin février qui suit

Mais, ces trois mois font les affaires
Des adversaires qui surgissent
Prenant les Français à revers
Ils tuent le pauvre La Palice

À cette époque, un chansonnier
Sur le Maréchal écrivit
Que s'il n'eût été trucidé
Il leur "ferait" encore "envie"

Avec le temps les mots s'envolent
Ou bien avec plaisanterie
En changeant ces quelques paroles
Lors, il "serait" encore "en vie"
Pour reprendre les propose de notre ami LLUMIERELIVE00, je trouve que c'est une belle leçon d'Histoire superbement mise en forme. Merci
 
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