Filiatus
Maître Poète
J'aurais pu conter cette histoire
Sous forme de lapalissades
Et entraîner mon auditoire
Dans une franche rigolade
J'aurai pu, mais à ma surprise
Ma muse a gardé le boudoir
Aussi, je dis avec franchise
"La lapalissade est un art"
Mil quatre cent soixante-dix
C'est l'année où vient à la vie
Ce cher monsieur de La Palice
Que le monde entier nous envie
Son nom d'ailleurs, c'est de Chabannes
La Palice est le nom d'un bourg
Son aïeul connut Sainte-Jeanne
Et eut ses entrées à la cour
Geoffroy, son père est maréchal
De France, et non pas forgeron
Mais pour l'enfant, c'est bien égal
Son arme c'est le biberon
Élevé avec le Dauphin
À dix-huit ans il fait campagne
Dans son armée, jusqu'aux confins
De la turbulente Bretagne
Après trois ans de "Guerre folle"
Puis trois autres dans l'inaction
La Palice déjà convole
Avec Jeanne de Montberon
Puis avec son ami d'enfance
Charles VIII, il franchit les Alpes
Car dans sa royale ascendance
Il compte une reine de Naples
Le pauvre roi Charles décède
Trois ans après cette épopée
Aussi, à Louis qui lui succède
La Palice offre son épée
Tous deux repartent en fanfare
Vers l'attirante péninsule
Le pape feint de ne rien voir
Occupé à coincer la bulle
La Palisse prend tant de places
Par la force, ou bien par la ruse
Que Louis XII, pour cette audace
Le fait vice-roi des Abruzzes
Pendant dix ans Jacques guerroie
En Italie, avec courage
Connaissant honneur et effroi
Blessures, prison et veuvage
En septembre mil cinq cent treize
C'est la fin du rêve italien
Il rentre avec l'armée française
Se ressourcer parmi les siens
Quand décède le roi Louis XII
Avec le roi François Ier
Juste le temps de prendre épouse
Il repart au sud ferrailler
Comme son père, en récompense
De sa foi et son dévouement
Il est fait maréchal de France
Sur le site de Marignan
À l'hiver mil cinq cent vingt-quatre
Les Français siègent à Pavie
Mais ne commencent à se battre
Qu'à la fin février qui suit
Mais, ces trois mois font les affaires
Des adversaires qui surgissent
Prenant les Français à revers
Ils tuent le pauvre La Palice
À cette époque, un chansonnier
Sur le Maréchal écrivit
Que s'il n'eût été trucidé
Il leur "ferait" encore "envie"
Avec le temps les mots s'envolent
Ou bien avec plaisanterie
En changeant ces quelques paroles
Lors, il "serait" encore "en vie"
Sous forme de lapalissades
Et entraîner mon auditoire
Dans une franche rigolade
J'aurai pu, mais à ma surprise
Ma muse a gardé le boudoir
Aussi, je dis avec franchise
"La lapalissade est un art"
Mil quatre cent soixante-dix
C'est l'année où vient à la vie
Ce cher monsieur de La Palice
Que le monde entier nous envie
Son nom d'ailleurs, c'est de Chabannes
La Palice est le nom d'un bourg
Son aïeul connut Sainte-Jeanne
Et eut ses entrées à la cour
Geoffroy, son père est maréchal
De France, et non pas forgeron
Mais pour l'enfant, c'est bien égal
Son arme c'est le biberon
Élevé avec le Dauphin
À dix-huit ans il fait campagne
Dans son armée, jusqu'aux confins
De la turbulente Bretagne
Après trois ans de "Guerre folle"
Puis trois autres dans l'inaction
La Palice déjà convole
Avec Jeanne de Montberon
Puis avec son ami d'enfance
Charles VIII, il franchit les Alpes
Car dans sa royale ascendance
Il compte une reine de Naples
Le pauvre roi Charles décède
Trois ans après cette épopée
Aussi, à Louis qui lui succède
La Palice offre son épée
Tous deux repartent en fanfare
Vers l'attirante péninsule
Le pape feint de ne rien voir
Occupé à coincer la bulle
La Palisse prend tant de places
Par la force, ou bien par la ruse
Que Louis XII, pour cette audace
Le fait vice-roi des Abruzzes
Pendant dix ans Jacques guerroie
En Italie, avec courage
Connaissant honneur et effroi
Blessures, prison et veuvage
En septembre mil cinq cent treize
C'est la fin du rêve italien
Il rentre avec l'armée française
Se ressourcer parmi les siens
Quand décède le roi Louis XII
Avec le roi François Ier
Juste le temps de prendre épouse
Il repart au sud ferrailler
Comme son père, en récompense
De sa foi et son dévouement
Il est fait maréchal de France
Sur le site de Marignan
À l'hiver mil cinq cent vingt-quatre
Les Français siègent à Pavie
Mais ne commencent à se battre
Qu'à la fin février qui suit
Mais, ces trois mois font les affaires
Des adversaires qui surgissent
Prenant les Français à revers
Ils tuent le pauvre La Palice
À cette époque, un chansonnier
Sur le Maréchal écrivit
Que s'il n'eût été trucidé
Il leur "ferait" encore "envie"
Avec le temps les mots s'envolent
Ou bien avec plaisanterie
En changeant ces quelques paroles
Lors, il "serait" encore "en vie"