rivière
Maître Poète
Les pétales des roses tombent lentement sur le sol
Les pétales des roses tombent lentement
sur le sol,
tandis que ruisselle la bruine,
sur le sol,
tandis que ruisselle la bruine,
dans les talus,
les mousses pleurent la fraîcheur de nos paumes
depuis l’arrivée de l’Automne,
les mousses pleurent la fraîcheur de nos paumes
depuis l’arrivée de l’Automne,
au loin,
naviguent les vaisseaux des nuages
dessus les prunelles des cieux.
naviguent les vaisseaux des nuages
dessus les prunelles des cieux.
Ô ma Douce, mon Amour,
tu somnoles en notre borde,
les yeux mi-clos,
tu somnoles en notre borde,
les yeux mi-clos,
allongée dessus notre couche,
tu regrettes le dais nuptial de l’été
quand nous nous promenons paume contre paume,
tu regrettes le dais nuptial de l’été
quand nous nous promenons paume contre paume,
parmi les halliers, et les bocages du Maine,
et que résonne sur les pavés de notre hameau,
la scansion de nos escarpins.
et que résonne sur les pavés de notre hameau,
la scansion de nos escarpins.
J’évoque à tout instant
l’hymne de ta lumière
quand les herbes s’écartent au vent de tes pas,
l’hymne de ta lumière
quand les herbes s’écartent au vent de tes pas,
je déroule en ton honneur des odes saphiques
que je récite aux rires du vent,
cependant, ô mon Impératrice de clarté,
que je récite aux rires du vent,
cependant, ô mon Impératrice de clarté,
peu nous importe les saisons,
puisque nous sommes seules maintenant,
en robes de peau, face au zénith,
puisque nous sommes seules maintenant,
en robes de peau, face au zénith,
bientôt, à genoux
sur les collines de tes seins haut plantés,
je te posséderai,
sur les collines de tes seins haut plantés,
je te posséderai,
puis tu te cambreras, farouche,
et tu me domineras des heures durant
jusqu’à ce que triomphe le livre de notre clarté !
et tu me domineras des heures durant
jusqu’à ce que triomphe le livre de notre clarté !
Sophie Rivière