rivière
Maître Poète
La ferveur de ta Volupté
Sais-tu,
mon Epousée, mon amante,
la ferveur de ta Volupté
quand tes paupières lourdes énoncent chaque nuit
l’éloquence de nos heures folles ?
Je te conduis des heures durant
sur
notre couche dévastée par nos ébats
en les plaines du stupre,
à genoux devant le chapelet de tes seins
pigeonnants et menus,
ma langue et mes doigts te récitent la Grâce de tes courbes,
la découverte de ta rivière d’amour,
tu cries alors des motets de Grâce
qui montent vers les bourgs, et les cités de fer,
tu gagnes les rivages de la Jouissance,
puis nous goûtons avec ravissement
le lait de ta Chair que je lape avec toi,
ô mon Impératrice de Grâce.
Non loin de nous, gisent nos robes, nos bas de soie,
nos escarpins, et nos sacs à main que nous avons jetés à terre,
nous reposons maintenant entrelacées.
Je sortirai à l’aurore, et je cueillerai
pour toi en notre borde, et parmi la prée,
là où coule le Loir, des brassées d’asphodèles,
ces fleurs que tu aimes tant,
puis nous reprendrons sans cesse nos assauts,
car seule compte,
quoiqu’en gisent les prêtres de tout poil,
la satisfaction de notre sensualité si pure et si féminine !
Sophie Rivière
Sais-tu,
mon Epousée, mon amante,
la ferveur de ta Volupté
quand tes paupières lourdes énoncent chaque nuit
l’éloquence de nos heures folles ?
Je te conduis des heures durant
sur
notre couche dévastée par nos ébats
en les plaines du stupre,
à genoux devant le chapelet de tes seins
pigeonnants et menus,
ma langue et mes doigts te récitent la Grâce de tes courbes,
la découverte de ta rivière d’amour,
tu cries alors des motets de Grâce
qui montent vers les bourgs, et les cités de fer,
tu gagnes les rivages de la Jouissance,
puis nous goûtons avec ravissement
le lait de ta Chair que je lape avec toi,
ô mon Impératrice de Grâce.
Non loin de nous, gisent nos robes, nos bas de soie,
nos escarpins, et nos sacs à main que nous avons jetés à terre,
nous reposons maintenant entrelacées.
Je sortirai à l’aurore, et je cueillerai
pour toi en notre borde, et parmi la prée,
là où coule le Loir, des brassées d’asphodèles,
ces fleurs que tu aimes tant,
puis nous reprendrons sans cesse nos assauts,
car seule compte,
quoiqu’en gisent les prêtres de tout poil,
la satisfaction de notre sensualité si pure et si féminine !
Sophie Rivière