rivière
Maître Poète
Etendues l’une dans l’autre
Les orgues du tonnerre
grondent
en notre gynécée,
ma Douce,
les arbres se plient sous le vent
en
ce mois de novembre,
et le crépuscule se répand,
mais
qu’importe,
car
je suis seule avec toi
dont la beauté rôde
avec ta longue chevelure brune,
et ton corps de braise
qui s’emplit de liesse.
Je découvre à genoux
peu à peu
la
splendeur de tes rimes si charnelles,
quand
j’effeuille
chacune
de tes étoffes.
Troublée par ton émoi,
j’embrasse
la pointe de tes mamelons
si douce,
je découvre
le frisson de ta rivière d’amour
où mes lèvres
étanchent leur soif,
je te chevauche
et
mon sexe se frotte
contre ton sexe,
tu geins
en
la nuit maintenant,
tu te lamentes,
tu pries
des motets de Grâce,
car
Femme, tu es Grâce et beauté,
je vois sourdre
le lait de ta cyprine
que nous moissonnons et que nous savourons
grappe après grappe.
Etendues maintenant
l’une dans l’autre,
notre tendre baiser
se prolonge
jusqu’aux
rivages de l’aurore,
jusqu’aux
prochains râles de ta Jouissance !
Sophie Rivière
Les orgues du tonnerre
grondent
en notre gynécée,
ma Douce,
les arbres se plient sous le vent
en
ce mois de novembre,
et le crépuscule se répand,
mais
qu’importe,
car
je suis seule avec toi
dont la beauté rôde
avec ta longue chevelure brune,
et ton corps de braise
qui s’emplit de liesse.
Je découvre à genoux
peu à peu
la
splendeur de tes rimes si charnelles,
quand
j’effeuille
chacune
de tes étoffes.
Troublée par ton émoi,
j’embrasse
la pointe de tes mamelons
si douce,
je découvre
le frisson de ta rivière d’amour
où mes lèvres
étanchent leur soif,
je te chevauche
et
mon sexe se frotte
contre ton sexe,
tu geins
en
la nuit maintenant,
tu te lamentes,
tu pries
des motets de Grâce,
car
Femme, tu es Grâce et beauté,
je vois sourdre
le lait de ta cyprine
que nous moissonnons et que nous savourons
grappe après grappe.
Etendues maintenant
l’une dans l’autre,
notre tendre baiser
se prolonge
jusqu’aux
rivages de l’aurore,
jusqu’aux
prochains râles de ta Jouissance !
Sophie Rivière