rivière
Maître Poète
Le péan de ta clarté
Depuis que tu es partie,
ma Fée de grâce,
les bois ne connaissent plus
tes rires d’ivresse,
les bocages regrettent
la corolle de nos jouissances
quand la fièvre de ton corps
me léguait des strophes d’or et d’amour.
Souviens-toi,
nous nous promenions
main dans la main
quelque fût la saison
parmi
les bois et les forêts du Maine
où nous avons bu
des années durant
le calice si saphique
de
nos
amours de splendeur.
Notre couche dévastée par nos orgies
a connu
les fleurs de nos sanglots d’amour,
le péan de ta clarté,
depuis lors je te guette
jour et nuit,
ô
ma Vénus de volupté.
J’ai payé quelquefois
quelques jeunes femmes de passage
pour partager en vain avec elles
les cris des amantes de Mytilène,
mais je t’attendrai,
Toi, mon Impératrice de langueur
Toi qui m’enseignas
les sonnets de la Féminité,
Ce soir, les peupliers se ploient
sous les rimes du vent,
reviens,
ma Douce,
et nous reprendrons
l’union de nos soupirs
avec, sur ton front d’ivoire,
l’harmonie d’un baiser !
Sophie Rivière
Depuis que tu es partie,
ma Fée de grâce,
les bois ne connaissent plus
tes rires d’ivresse,
les bocages regrettent
la corolle de nos jouissances
quand la fièvre de ton corps
me léguait des strophes d’or et d’amour.
Souviens-toi,
nous nous promenions
main dans la main
quelque fût la saison
parmi
les bois et les forêts du Maine
où nous avons bu
des années durant
le calice si saphique
de
nos
amours de splendeur.
Notre couche dévastée par nos orgies
a connu
les fleurs de nos sanglots d’amour,
le péan de ta clarté,
depuis lors je te guette
jour et nuit,
ô
ma Vénus de volupté.
J’ai payé quelquefois
quelques jeunes femmes de passage
pour partager en vain avec elles
les cris des amantes de Mytilène,
mais je t’attendrai,
Toi, mon Impératrice de langueur
Toi qui m’enseignas
les sonnets de la Féminité,
Ce soir, les peupliers se ploient
sous les rimes du vent,
reviens,
ma Douce,
et nous reprendrons
l’union de nos soupirs
avec, sur ton front d’ivoire,
l’harmonie d’un baiser !
Sophie Rivière