rivière
Maître Poète
Femme, tu es amour, liberté et douceur
Je t’ai donné à l’aube
dans mes mains jointes,
mon amante, ma Sainte,
la liqueur de rosée
qui
s’étirait sous le fard des ciels.
Nous dormons ensemble
depuis la nuit des temps,
depuis que le monde est monde,
depuis que
les roses de tes mamelons
enseignent
les flammes
de
clameur de mon sexe.
J’ai baisoté en ce jour de mai
les chênes que tu as chantés,
l’herbe que tes pas ont parcourue,
les champs que tu as salués,
les merles
que tu as caressés de tes doigts graciles,
chaque fleur
que tu as préservée
du glaive du Temps,
et que dire de la joliesse de tes traits,
de l’ébène de ta chevelure,
et de ton corps !
J’ai volé la clef de l’errance
à ceux qui veulent
nous faire entrer dans le rang,
je leur ai crié :
nous sommes
les Prêtresses de Sappho,
et
nous n’admettons qu’un édit,
celui de l’amour !
Dès lors,
nous parcourons les royaumes de clarté
où la joie est une perle de vie,
que je t’offre chaque matin,
ma Lumière,
car Femme, tu es amour, liberté et douceur !
Sophie Rivière
Je t’ai donné à l’aube
dans mes mains jointes,
mon amante, ma Sainte,
la liqueur de rosée
qui
s’étirait sous le fard des ciels.
Nous dormons ensemble
depuis la nuit des temps,
depuis que le monde est monde,
depuis que
les roses de tes mamelons
enseignent
les flammes
de
clameur de mon sexe.
J’ai baisoté en ce jour de mai
les chênes que tu as chantés,
l’herbe que tes pas ont parcourue,
les champs que tu as salués,
les merles
que tu as caressés de tes doigts graciles,
chaque fleur
que tu as préservée
du glaive du Temps,
et que dire de la joliesse de tes traits,
de l’ébène de ta chevelure,
et de ton corps !
J’ai volé la clef de l’errance
à ceux qui veulent
nous faire entrer dans le rang,
je leur ai crié :
nous sommes
les Prêtresses de Sappho,
et
nous n’admettons qu’un édit,
celui de l’amour !
Dès lors,
nous parcourons les royaumes de clarté
où la joie est une perle de vie,
que je t’offre chaque matin,
ma Lumière,
car Femme, tu es amour, liberté et douceur !
Sophie Rivière