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Corpus Ebria

fleurDsel

Maître Poète
Nul sanglot n’a troublé l’ivresse de ma couche*
Quand je tendis les bras ne serrant que ton ombre,
J’aurai pourtant voulu aller boire à ta bouche
De ce vin gouleyant à la robe un peu sombre.

Or si je ne connais ni vertu ni faiblesse
J’épargne à mes amants les rancoeurs de l’amour.*
Viens ! Laisse-moi de toi les plaisirs de l’ivresse
Et, dans un corps à corps faisant battre tambour

Je veux boire ce jus à fair’ damner un saint.
Lorsque la lune enlace la nuit fardée de noir
J’apporte le sommeil dans le creux de mes mains*
Pour ourler dans les draps mes griseries d'un soir.

Lorsque la coupe est pleine tu dis qu’il faut la boire,
Je veux bien m’y plonger jusqu’au bas de tes reins,
A ces amours si doux parfois je feins d'y croire...
Seule, je sais donner des jours sans lendemain *

Les vers avec l’astérisque sont de Renée Vivien ( LOCUSTA)
 
C'est un bel hommage tant à la poétesse qu'à son thème de prédilection. C'est également un exercice délicat que d'écrire avec le style d'une autre et tu y parviens avec brio tes propres vers se mêlent à ceux de Renée Vivien de manière tout à fait fluide.
J'aime beaucoup ton texte , il me parle :-)
 
Nul sanglot n’a troublé l’ivresse de ma couche*
Quand je tendis les bras ne serrant que ton ombre,
J’aurai pourtant voulu aller boire à ta bouche
De ce vin gouleyant à la robe un peu sombre.


Or si je ne connais ni vertu ni faiblesse
J’épargne à mes amants les rancoeurs de l’amour.
*
Viens ! Laisse-moi de toi les plaisirs de l’ivresse
Et, dans un corps à corps faisant battre tambour


Je veux boire ce jus à fair’ damner un saint.
Lorsque la lune enlace la nuit fardée de noir
J’apporte le sommeil dans le creux de mes mains
*
Pour ourler dans les draps mes griseries d'un soir.

Lorsque la coupe est pleine tu dis qu’il faut la boire,
Je veux bien m’y plonger jusqu’au bas de tes reins,
A ces amours si doux parfois je feins d'y croire...
Seule, je sais donner des jours sans lendemain
*

Les vers avec l’astérisque sont de Renée Vivien ( LOCUSTA)

Très beau et bien écrit
Merci pour ce partage
Gaby
 
Un beau dans ces mots qui se tutoyent
à frôler le silence!
Un tout harmonieux dans une écriture
étalant sa finesse!

Merci à toi, amitiés, Poly
 
C'est un bel hommage tant à la poétesse qu'à son thème de prédilection. C'est également un exercice délicat que d'écrire avec le style d'une autre et tu y parviens avec brio tes propres vers se mêlent à ceux de Renée Vivien de manière tout à fait fluide.
J'aime beaucoup ton texte , il me parle :-)
Merci saoirse...c’est un exercice que j’aime car à la fois c’est un support à plus de rigueur et souvent lorsque je suis en manque d’inspiration cela devient motivant
 
Nul sanglot n’a troublé l’ivresse de ma couche*
Quand je tendis les bras ne serrant que ton ombre,
J’aurai pourtant voulu aller boire à ta bouche
De ce vin gouleyant à la robe un peu sombre.


Or si je ne connais ni vertu ni faiblesse
J’épargne à mes amants les rancoeurs de l’amour.
*
Viens ! Laisse-moi de toi les plaisirs de l’ivresse
Et, dans un corps à corps faisant battre tambour


Je veux boire ce jus à fair’ damner un saint.
Lorsque la lune enlace la nuit fardée de noir
J’apporte le sommeil dans le creux de mes mains
*
Pour ourler dans les draps mes griseries d'un soir.

Lorsque la coupe est pleine tu dis qu’il faut la boire,
Je veux bien m’y plonger jusqu’au bas de tes reins,
A ces amours si doux parfois je feins d'y croire...
Seule, je sais donner des jours sans lendemain
*

Les vers avec l’astérisque sont de Renée Vivien ( LOCUSTA)

Remarquable virtuosité - Hommage à une immense poétesse - Longtemps injustement effacée.
On ne s'en lasse pas - Encore, Encore...
 
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