Maurice Marcouly
Maître Poète
Un gaulois digne gardien du village d’Uxcellodunum, comme ses prédécesseurs,
Luctérius et Drappès.
Voici un personnage, qui a marqué par sa présence, mais aussi par sa prestance le pittoresque village perché sur les plus hautes cimes de notre région, et connu depuis l’Antiquité sous le nom d’Uxcellodunum.
Ce brave et authentique curé résonne en nous comme les cloches de l’oppidum gaulois sous le nom d’abbé Frances, qui ne l’a pas rencontré en pays quercinois au moins une fois dans sa vie vêtu de sa grande soutane noire?.
C’était avant tout mon ami, mais il était par vocation l’ami de tout le monde.
Mainte fois il essaya de me convaincre de ce qui pour lui était une évidence. Le seigneur fils de Dieu existe bien, d’ailleurs pour me le prouver il me disait : toi, Maurice tu le verras et le rencontreras, depuis je travaille à cette future entrevue, avec vous le pensez bien une certaine appréhension!.
Il faut dire que je n’ai que très peu d’arguments à faire valoir, moi qui n’ai suivi que des voies romaines détournées, celles qui ne mènent pas à Rome!.
Mais peu importe le sage Francès notre digne représentant du catholicisme dans la région me l’a promis, alors laissez moi croire à ce grand miracle!.
Immaculé par sa bénédiction depuis ce jour dans la vie j’avance sereinement n’est-ce pas là un premier pas vers les monts les plus hauts qui coiffent d’une auréole la destinée de l’homme.
Il faut cependant que je sache rester humble comme l’était notre brave abbé.
Je vous le présente ici, sur la place forte du village, où jadis deux mille valeureux guerriers gaulois conduits par deux chefs exceptionnels Luctérius et Drappès, firent face durant six mois à une grande armée de trente six mille légionnaires romains, ils durent se rendre finalement privés d’eau grâce au génie militaire de l’empereur Jules César, qui dans la clémence légendaire qu’on lui connaît, décida d’épargner la vie de ces braves combattants!.
Il ordonna simplement qu’on leur coupa les mains.
Luctérius est fait prisonnier alors qu’il tentait une dernière manœuvre avec une poignée d’hommes en dehors du village, il entame alors une grève de la faim et meurt.
Alors je sais, certains ici vont me dire que plusieurs villages dans le Lot se targuent d’être ce haut lieux, mais au lieu de s’arroger
ce drapeau ne devraient-ils pas consulter la seule voix qui ne ment pas et que l’on nomme divine?.
Notre brave curé s’en est allé, cependant je ne doute pas une seconde que son ombre plane et planera une éternité sur notre citée, et restera gravée dans nos esprits tant il était au service de la religion, mais avant tout un homme à l’écoute de ses paroissiens dans une grande humilité.
Le dernier vrai curé, comme il se plaisait à me le répéter !.
« Tu vois lorsque je serai mort, il n’y aura plus d’abbé comme moi !.»
Le dernier représentant de la pauvre église méritait bien cet hommage n’est-ce pas, comme ces dignes prédécesseurs!.
Note : et oui!…la dernière place forte gauloise est bien lotoise, n’en déplaise à mes amis bretons!…sourires


Luctérius et Drappès.
Voici un personnage, qui a marqué par sa présence, mais aussi par sa prestance le pittoresque village perché sur les plus hautes cimes de notre région, et connu depuis l’Antiquité sous le nom d’Uxcellodunum.
Ce brave et authentique curé résonne en nous comme les cloches de l’oppidum gaulois sous le nom d’abbé Frances, qui ne l’a pas rencontré en pays quercinois au moins une fois dans sa vie vêtu de sa grande soutane noire?.
C’était avant tout mon ami, mais il était par vocation l’ami de tout le monde.
Mainte fois il essaya de me convaincre de ce qui pour lui était une évidence. Le seigneur fils de Dieu existe bien, d’ailleurs pour me le prouver il me disait : toi, Maurice tu le verras et le rencontreras, depuis je travaille à cette future entrevue, avec vous le pensez bien une certaine appréhension!.
Il faut dire que je n’ai que très peu d’arguments à faire valoir, moi qui n’ai suivi que des voies romaines détournées, celles qui ne mènent pas à Rome!.
Mais peu importe le sage Francès notre digne représentant du catholicisme dans la région me l’a promis, alors laissez moi croire à ce grand miracle!.
Immaculé par sa bénédiction depuis ce jour dans la vie j’avance sereinement n’est-ce pas là un premier pas vers les monts les plus hauts qui coiffent d’une auréole la destinée de l’homme.
Il faut cependant que je sache rester humble comme l’était notre brave abbé.
Je vous le présente ici, sur la place forte du village, où jadis deux mille valeureux guerriers gaulois conduits par deux chefs exceptionnels Luctérius et Drappès, firent face durant six mois à une grande armée de trente six mille légionnaires romains, ils durent se rendre finalement privés d’eau grâce au génie militaire de l’empereur Jules César, qui dans la clémence légendaire qu’on lui connaît, décida d’épargner la vie de ces braves combattants!.
Il ordonna simplement qu’on leur coupa les mains.
Luctérius est fait prisonnier alors qu’il tentait une dernière manœuvre avec une poignée d’hommes en dehors du village, il entame alors une grève de la faim et meurt.
Alors je sais, certains ici vont me dire que plusieurs villages dans le Lot se targuent d’être ce haut lieux, mais au lieu de s’arroger
ce drapeau ne devraient-ils pas consulter la seule voix qui ne ment pas et que l’on nomme divine?.
Notre brave curé s’en est allé, cependant je ne doute pas une seconde que son ombre plane et planera une éternité sur notre citée, et restera gravée dans nos esprits tant il était au service de la religion, mais avant tout un homme à l’écoute de ses paroissiens dans une grande humilité.
Le dernier vrai curé, comme il se plaisait à me le répéter !.
« Tu vois lorsque je serai mort, il n’y aura plus d’abbé comme moi !.»
Le dernier représentant de la pauvre église méritait bien cet hommage n’est-ce pas, comme ces dignes prédécesseurs!.
Note : et oui!…la dernière place forte gauloise est bien lotoise, n’en déplaise à mes amis bretons!…sourires



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