rivière
Maître Poète
L’étang immaculé de ton visage
J’arpente les rivages du matin,
tandis que s’enflamme dans les ciels d’azur
le Soleil de ta gloire.
Ô ma Sirène, ma Bien-Aimée, ma Muse,
tandis que s’enflamme dans les ciels d’azur
le Soleil de ta gloire.
Ô ma Sirène, ma Bien-Aimée, ma Muse,
étanche notre Passion
à la fraîcheur de mes poésies saphiques,
laisse-moi m’abandonner, étendue,
en l’aile de tes bras menus,
à la fraîcheur de mes poésies saphiques,
laisse-moi m’abandonner, étendue,
en l’aile de tes bras menus,
dessus l’étang immaculé de ton visage,
en la presqu’île de la prée,
sous
la protection des bocages.
en la presqu’île de la prée,
sous
la protection des bocages.
Contemple-moi, moi qui ne suis rien
sans la mer infinie de tes désirs,
sans le missel de tes baisers,
désaltère-moi à la fontaine de tes émois,
sans la mer infinie de tes désirs,
sans le missel de tes baisers,
désaltère-moi à la fontaine de tes émois,
cueille la sève de mes baisers de Douceur,
prends avec tes paumes encore humides de rosée
la dot de l’horizon, et dépose-la
sur les coteaux du printemps,
prends avec tes paumes encore humides de rosée
la dot de l’horizon, et dépose-la
sur les coteaux du printemps,
ensuite glorifie l’ariette des buissons
au cadran des senteurs.
Dans le lointain, coulent le Loir,
et les stances de nos Amours si pures et si féminines,
au cadran des senteurs.
Dans le lointain, coulent le Loir,
et les stances de nos Amours si pures et si féminines,
récite à l’Univers l’écho de ma beauté
que louent les chaloupes des oiselles
parmi les arbres, appuyées sur les iris du vent,
déifie la volupté de mes seins hauts plantés.
que louent les chaloupes des oiselles
parmi les arbres, appuyées sur les iris du vent,
déifie la volupté de mes seins hauts plantés.
Ô ma Suzeraine,
viens vers moi,
et,
au creux des langueurs,
viens vers moi,
et,
au creux des langueurs,
décline-moi les quatrains de ta Tendresse,
et conjugue à tout instant
le mot féminin
aux fanaux de notre félicité !
et conjugue à tout instant
le mot féminin
aux fanaux de notre félicité !
Sophie Rivière