rivière
Maître Poète
Les paupières des roses palpitent parmi l'éclosion du printemps
L’Univers s’incline devant l’empire de ma Beauté,
mon visage de rose triomphe sous les voiles de l’aurore,
les astres illuminent mes seins de majesté,
je suis Lumière.
mon visage de rose triomphe sous les voiles de l’aurore,
les astres illuminent mes seins de majesté,
je suis Lumière.
Je chemine parmi la fraîcheur des fontaines, et des ruisseaux,
parmi les bocages, et les forêts, ma micro-robe
et ma chevelure flottante d’ébène ondoient au gré de la brise,
tandis que je me moire dans la transparence des étangs et des lacs,
parmi les bocages, et les forêts, ma micro-robe
et ma chevelure flottante d’ébène ondoient au gré de la brise,
tandis que je me moire dans la transparence des étangs et des lacs,
les paupières des roses palpitent et rôdent
parmi l’éclosion du printemps,
je suis vierge d’entre les vierges
quand tu me quittes un instant, je pleure et je te réclame.
parmi l’éclosion du printemps,
je suis vierge d’entre les vierges
quand tu me quittes un instant, je pleure et je te réclame.
Les cloches, non loin de moi, égrènent des stances d’harmonie,
les oiselles écrivent dessus les ciels d’azur,
dessus les dais des mousses, l’écume de ma magnificence,
mes lèvres murmurent l’écho de ton nom de ferveur.
les oiselles écrivent dessus les ciels d’azur,
dessus les dais des mousses, l’écume de ma magnificence,
mes lèvres murmurent l’écho de ton nom de ferveur.
Ô ma Sirène, ma Bien-Aimée, ma Sœur de spasmes,
toi qui m’as initiée au charme de nos étreintes, et de l’Amour,
aime-moi, sacrifie-moi sur l’autel de ton Désir,
retournons en cette clairière près du Loir
toi qui m’as initiée au charme de nos étreintes, et de l’Amour,
aime-moi, sacrifie-moi sur l’autel de ton Désir,
retournons en cette clairière près du Loir
où mes râles de volupté bruissent encore dans la prée,
là où s’entrouvrent les frêles hyacinthes, et les violettes.
Laisse-moi plonger dans l’émeraude de tes iris,
et te ramener des perles de luxure,
là où s’entrouvrent les frêles hyacinthes, et les violettes.
Laisse-moi plonger dans l’émeraude de tes iris,
et te ramener des perles de luxure,
profane-moi, glorifie-moi,
je suis jeune et divine, mais peu m’importe le violon des ans,
je vaincrai la mort,
bannis la chasteté, distille-moi
je suis jeune et divine, mais peu m’importe le violon des ans,
je vaincrai la mort,
bannis la chasteté, distille-moi
des messages de langueurs, et des baisers sublimes,
je le veux,
fais de toi ta courtisane, et ta Féale,
déifie le fruit de ma Toison-corolle,
je le veux,
fais de toi ta courtisane, et ta Féale,
déifie le fruit de ma Toison-corolle,
étreins-moi dans l’innocence du monde,
l’une dans l’autre, l’une contre l’autre.
A cette seule condition,
je serai Tienne à jamais !
l’une dans l’autre, l’une contre l’autre.
A cette seule condition,
je serai Tienne à jamais !
Sophie Rivière
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