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Entends-tu le Soleil de mon coeur qui ne bat que pour toi

rivière

Maître Poète
Entends-tu le Soleil de mon coeur qui ne bat que pour toi

Les flambeaux du jour éclairent les roses de ma Beauté,
dès que je marche, souveraine, à la margelle du matin,
parmi les rues de Paris, parmi le flux et le reflux des nuages,
adossée à l’océan de clarté,

la scansion de mes bottines dessus les pavés
versifie l’ardeur de ma Grâce,
les moineaux, non loin de moi, près des quais de Seine,
s’élèvent, et me saluent,

les baldaquins du printemps s’agenouillent à ma vue,
mes bas de soie brasillent, les ciels d’azur pavoisent,
les arbres dans les squares me révèrent,
qui suis-je ?

Souvent, les hommes me sifflent, me rudoient,
et m’interpellent, quand je chemine près d’eux,
mais je les ignore, car je vais vers Toi, ma Divine,
toi qui es langueur, et douceur,

mes seins de majesté, inapaisés, libres de toute emprise,
tressautent à chacun de mes pas,
mes bras frêles te recherchent, et serrent le puits du vide,
qui suis-je ?

J’ai fui les bois de violettes et les lys
pour m’enivrer à nouveau de tes mots d’impudeur
que tu m’as murmurés à maintes reprises,
lors de ton séjour en ma borde,

ô ma Maîtresse, mon amante, ma Sirène,
entends-tu le Soleil de mon coeur
qui ne bat que pour toi,
qui suis-je ?

Ma robe courte de lin ruisselle le long de ma Chair,
et se souvient du charme de ta bouche,
et de nos longs accouplements
face à l’essor infini de notre Amour.

Lectrice, lecteur, as-tu deviné qui je suis ?
Je suis jeune, et belle, je suis Femme, je suis lesbienne,
je suis la vassale de mon amante à qui je vais incessamment crier,
suppliante : -possède-moi, je n’en peux plus de t’attendre !

Sophie Rivière

 
Dernière édition:
Entends-tu le Soleil de mon coeur qui ne bat que pour toi

Les flambeaux du jour éclairent les roses de ma Beauté,
dès que je marche, souveraine, à la margelle du matin,
parmi les rues de Paris, parmi le flux et le reflux des nuages,
adossée à l’océan de clarté,

la scansion de mes bottines dessus les pavés
versifie l’ardeur de ma Grâce,
les moineaux, non loin de moi, près des quais de Seine,
s’élèvent, et me saluent,

les baldaquins du printemps s’agenouillent à ma vue,
mes bas de soie brasillent, les ciels d’azur pavoisent,
les arbres dans les squares me révèrent,
qui suis-je ?

Souvent, les hommes me sifflent, me rudoient,
et m’interpellent, quand je chemine près d’eux,
mais je les ignore, car je vais vers Toi, ma Divine,
toi qui es langueur, et douceur,

mes seins de majesté, inapaisés, libres de toute emprise,
tressautent à chacun de mes pas,
mes bras frêles te recherchent, et serrent le puits du vide,
qui suis-je ?

J’ai fui les bois de violettes et les lys
pour m’enivrer à nouveau de tes mots d’impudeur
que tu m’as murmurés à maintes reprises,
lors de ton séjour en ma borde,

ô ma Maîtresse, mon amante, ma Sirène,
entends-tu le Soleil de mon coeur
qui ne bat que pour toi,
qui suis-je ?

Ma robe courte de lin ruisselle le long de ma Chair,
et se souvient du charme de ta bouche,
et de nos longs accouplements
face à l’essor infini de notre Amour.

Lectrice, lecteur, as-tu deviné qui je suis ?
Je suis jeune, et belle, je suis Femme, je suis lesbienne,
je suis la vassale de mon amante à qui je vais incessamment crier,
suppliante : -possède-moi, je n’en peux plus de t’attendre !

Sophie Rivière

Sophie j'aimé beaucoup la façon que tu as de sublimer Claire.
Que d'amour et de sensualité
Bises
Gaby
 
Bonsoir Gaby,
je te remercie beaucoup pour l'extrême joliesse de ton message.
Tu as raison, je veux sans cesse porter Claire aux nues, la sanctifier,
car elle est ma vie.

Bonne soirée.
Bises.
Sophie
 
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