rivière
Maître Poète
L’haleine des cieux soulève les hanches des arbres
L’haleine des cieux soulève les hanches des arbres,
et ma longue chevelure brune,
j’erre, parmi les sentes et les bocages du Maine,
j’ignore l’ivoire des hivers, et les stances pourpres de l’été,
et ma longue chevelure brune,
j’erre, parmi les sentes et les bocages du Maine,
j’ignore l’ivoire des hivers, et les stances pourpres de l’été,
je cherche une compagne depuis que tu es partie,
ô ma Sirène, attirée par les lumières de Paris.
J’ai pourtant si besoin de toi, si envie de toi,
mes mamelons appellent tes mamelons,
ô ma Sirène, attirée par les lumières de Paris.
J’ai pourtant si besoin de toi, si envie de toi,
mes mamelons appellent tes mamelons,
je hume sans cesse tes parfums et tes vêtements
restés dans notre armoire, j’ai pleuré, à ton annonce,
je t’ai implorée de rester, mais tu es restée de marbre,
les flots du Loir s’échouent maintenant, non loin de moi,
restés dans notre armoire, j’ai pleuré, à ton annonce,
je t’ai implorée de rester, mais tu es restée de marbre,
les flots du Loir s’échouent maintenant, non loin de moi,
tandis que monte vers l’horizon
le parfum des violettes et des amarantes que je cueille
en ta mémoire, l’automne arrive à grands pas, je frissonne parfois,
les langueurs me ceignent, je veux calmer mes sens inapaisés.
le parfum des violettes et des amarantes que je cueille
en ta mémoire, l’automne arrive à grands pas, je frissonne parfois,
les langueurs me ceignent, je veux calmer mes sens inapaisés.
Ma robe courte transparente de tulle, et mes bas de soie noirs
brasillent sous le baldaquin des rayons,
certains hommes m’interpellent pour me faire la cour,
mais peu me chaut leur attitude,
brasillent sous le baldaquin des rayons,
certains hommes m’interpellent pour me faire la cour,
mais peu me chaut leur attitude,
car Femme, je n’aime que les femmes,
je suis ivre aussi du sang de tes baisers, reviens vers moi,
quelquefois, mon coeur est à moitié mort, mais je me souviens
de ta chair de volupté, et je revis quand je revois d’autres nymphes
je suis ivre aussi du sang de tes baisers, reviens vers moi,
quelquefois, mon coeur est à moitié mort, mais je me souviens
de ta chair de volupté, et je revis quand je revois d’autres nymphes
évoluées dans les champs ou les villes.
Je retrouverai bientôt une maîtresse, je la conduirai doucement
par le bras en la chambre de ma maison, près de l’Ire,
j’ôterai ses vêtements, je ferai de même,
Je retrouverai bientôt une maîtresse, je la conduirai doucement
par le bras en la chambre de ma maison, près de l’Ire,
j’ôterai ses vêtements, je ferai de même,
je garderai mes porte-jarretelles,
mes seins lourds durciront, l’empire de ma Toison-pétales
s’ouvrira aux frottements de ses paumes,
je la conduirai dessus ma couche, sur le dos, je la caracolerai
mes seins lourds durciront, l’empire de ma Toison-pétales
s’ouvrira aux frottements de ses paumes,
je la conduirai dessus ma couche, sur le dos, je la caracolerai
des heures durant, elle râlera des missels de Grâce, elle hoquettera,
soudain, le halo de sa Jouissance déchirera la clarté du Monde,
puis, je boirai, agenouillée, le lait de ses noces,
et nous nous entrelacerons, portées par la mer de la Tendresse !
soudain, le halo de sa Jouissance déchirera la clarté du Monde,
puis, je boirai, agenouillée, le lait de ses noces,
et nous nous entrelacerons, portées par la mer de la Tendresse !
Sophie Rivière
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