rivière
Maître Poète
Tu as psalmodié les strophes de mon prénom de sagesse
Des moiteurs d’alcôve m’enveloppent encore
dans l’aube fiévreuse,
tes baisers de langueurs ont résonné toute la nuit
à la lueur de nos chandeliers, et des cierges de lune,
dans l’aube fiévreuse,
tes baisers de langueurs ont résonné toute la nuit
à la lueur de nos chandeliers, et des cierges de lune,
tu as psalmodié
les strophes de mon prénom de sagesse,
quand, ta poitrine tournée vers les solives des cieux,
appuyée sur tes talons,
les strophes de mon prénom de sagesse,
quand, ta poitrine tournée vers les solives des cieux,
appuyée sur tes talons,
tes ongles enfoncés dans l’ivoire de notre couche,
tu as hurlé l’hymne de ta Jouissance,
j’ai vendangé le vin de ta Chair,
nous avons bu le lait de ta sève,
tu as hurlé l’hymne de ta Jouissance,
j’ai vendangé le vin de ta Chair,
nous avons bu le lait de ta sève,
nous nous sommes entremêlées,
sexe contre sexe, et nous nous sommes endormies,
heureuses, et fières d’être femmes,
ô ma Douce, ma Sirène.
sexe contre sexe, et nous nous sommes endormies,
heureuses, et fières d’être femmes,
ô ma Douce, ma Sirène.
Les algues de ma longue chevelure de jais reposent
en un frôlement d’ailes dessus la misaine de mon dos,
les donjons de mes seins arrogants et lourds
bougent à chacun de mes mouvements,
en un frôlement d’ailes dessus la misaine de mon dos,
les donjons de mes seins arrogants et lourds
bougent à chacun de mes mouvements,
tandis que luit dans l’ombre,
le duché de ma fourrure-soleil,
là où naît
l’océan du Plaisir.
le duché de ma fourrure-soleil,
là où naît
l’océan du Plaisir.
Je t’ai prise par le bras, hier à la brune,
dès notre arrivée en ma borde, près du Loir,
je t’ai emmenée près de notre couche, j’ai ôté
ton sac à main, ta micro-robe de satin, tes bas de soie,
dès notre arrivée en ma borde, près du Loir,
je t’ai emmenée près de notre couche, j’ai ôté
ton sac à main, ta micro-robe de satin, tes bas de soie,
et tes porte-jarretelles, j’ai fait de même,
je t’ai possédée des heures durant,
car tu es mienne, tu es ma proie, ô ma Merveille.
A ton réveil, je recommencerai l’éloquence de nos sens grisés,
je t’ai possédée des heures durant,
car tu es mienne, tu es ma proie, ô ma Merveille.
A ton réveil, je recommencerai l’éloquence de nos sens grisés,
et nous cheminerons, enlacées, magnifiées
par le sacerdoce de notre Passion,
car rien n’est plus beau
que la Grâce de nos spasmes !
par le sacerdoce de notre Passion,
car rien n’est plus beau
que la Grâce de nos spasmes !
Sophie Rivière