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Êtes-vous Poète ?

Matthale

Oreille cassée
Membre du personnel
#41
Tu as raison, les femmes sont poètes et heureusement que cela est possible.
Mais devant certaines folies, nous (hommes ou femmes) sommes bien impuissants.
La folie de certains grands poètes n'est pas excuses à faire n'importe quoi.
Aussi doués fussent ils, aussi douée sois tu, éperdue et perdue depuis longtemps.
Tu écris magnifiquement et cependant tu fais les mêmes erreurs, je ne comprends pas.
Depuis toutes ses années, je me dis forcément qu'il n'y a plus rien à comprendre.
Que c'est donc folie et qu'ici nous devrions le supporter.
C'est pourquoi je te le dis, l'avatar de Mau n'a rien à faire sur ton pseudo et ta folie doit s'arrêter.
Gardes cela pour toi, que tu es son accord ou non ne change rien, c'est pas un usufruit.
Tout le monde doit respecter les autres, fous ou non, ce n'est pas le propos.
Mais quand cette propension dépasse les bornes, il est impossible de poursuivre l'aventure, aussi douée sois tu.
Je voudrais que tu comprennes, nous ne t'empêcherons jamais de revenir, ce n'est pas le but.
Mais là, depuis quelques mois, ça devient vraiment n'importe quoi.
Si tu es heureuse comme ça tant mieux, mais cela ne nous regarde pas.
Cesse donc avant de perdre pied encore une fois, tu sais ce que je dis.
L'équilibre est une force, tu ne l'es pas et tu fais n'importe quoi.
Si maurice veut revenir, il le peut, à condition de respecter la charte, cela vaut pour toi.
Tu es en ce moment hors charte.
Tu n'as ni le droit, ni la charte pour prendre l'avatar d'un autre et de parler en son nom.
Il ne vit pas à travers toi, il n'est pas mort, nous savons l'histoire. Donc stop stp.
Nous ne sommes pas là pour faire les flics, on dirait parfois plutôt psy ...
Tu as déjà assez à faire avec toi même je pense, un gros travail personnel.
Là tu vas encore plus aggraver ta maladie.
Maurice n'est pas toi, tu n'es pas lui, quand bien même vous auriez des relations que je te connais par coeur et lui aussi.
Alors je le dis, en conscience, arrête. Tu te mystifies derrière une autre chose. Tu n'as pas besoin de ça, vraiment.
Et si ça te rassure ou te procure en tout cas cela n'a rien à faire ici Point .
 

Agatha

Maître Poète
#42
Je ne suis donc pas seul ! Marine Laurent (marinette sur un autre site) : une écriture (et une voix) extrêmement singulière et rare. Probablement la plume qui, sur les forums de poésie, m'a le plus marqué et qui, pour d'inexplicables et mystérieuses raisons, résonne le plus en moi (sa Lettre à ma chienne est déchirante, J'écris aussi, même si son écriture peut également être drôlatique). Une enfance dure et difficile, mais un amour (un feu sacré) de la langue et de ses secrets qui lui permirent de poursuivre des études. Dans ce même texte (La poésie) où marinette écrit "La poésie se démarque de tous les dictionnaires, elle est pouvoir intime", elle évoque également des "mots géants inventés sans effort", une "crise de mots", un "soleil des mots", des "courants sauvages", des "usines hydro-néologiques". Elle me semble être une véritable poète. Je suis, quant à moi, au mieux, un lecteur de poésie.
oh quelle surprise merci crocro d'avoir remis ce post
je n'étais pas venue
merci ADA
je n'aurai pas vécu pour rien
merci poly
je vois qu'il y a débat je m'écarte je ne sais rien
 

Agatha

Maître Poète
#43
La poésie


La poésie chez moi c’est l’expression nature, en mots géants inventés sans effort. C’est la crise de mots, celle qui me réveille avant le café du matin, quand dehors tout est gris, et le soleil des mots me suscite avant l’autre.

Les mots écrits, qui du dedans s’écrivent et qu’aussitôt je dois poser sur le papier. Les mots n’attendent pas, ils s’allument les uns aux autres par sens sonorité et sororité sang. Ils accourent tout seuls, ils naissent bousculés, génération vitesse, et mis sur le papier, ils s’harmonisent assonancés comme un essaim d’abeilles, trouvant spontanément leur voisin de cellule, ma main photocopie le puzzle de ma tête.

L’idée n’est pas idée, elle est inscrite dans, elle surgit au passage du mot, en méthode anarchique, du mot entendu, prononcé ou seulement vécu. Les mots se vivent en sens, en sang et retiennent longtemps leur flot révoltateur.

Est-ce pour dire en corps ce qui brise le cœur ? le désespoir se joue sans solfège sur des instruments libres. Tous les manques écrits chantent au lieu d’agir.

Empêchement d’agir. Barrage. L’eau retenue longtemps déborde, crée des courants sauvages, le mal devient utile, les usines hydro-néologiques alimentent la machine à respirer, la mienne. Car créer pour certains, c’est tangible et facile, pour moi c’est me créer, c’est renaître et devenir enfin celle que je me suis toujours senti être. Les jeux de mots apparents ne cachent pas la vérité, ils sont de chair et d’os et de souffrance pure.

J’aime les mots, je les adore, sans les dire, ils me sont nécessaires car je ne parle qu’au papier.

Les cris et la couleur tripaillent allègrement dans les livres de femmes qui parlent sensations, odeurs, touchers, douceurs.

J’aime aussi livres d’hommes mais taillés à la hachure près, pleins de finesse dans leur crudité.

Les poèmes masclés sont des épopées rouges, les poèmes femelles des histoires d’amour.

Un poème n’est pas fait de mots qui riment platement comme rime théière avecques cafetière. C’est l’utilisation impromptue du mot, la pensée qui est magique, la façon de ne pas percevoir le monde.

Les feuilles d’automne sont rouges, mais que vous fait à vous la feuille rouge sans le silence de l’oiseau ?

D’abord l’odeur du mot, une odeur de café qu’on voit sur un écran avec l’irrépressible envie d’en boire, la soif parfum du mot.

La poésie se démarque de tous les dictionnaires, elle est pouvoir intime.

Ma poésie est motionnaire, émotionnaire, virevoltante, engoulevante, carapaceuse, araignère, pregnante, enceinte, tordue et chiffonnée, intestine et saignante, fine douce et méchante, tortionnaire.

Marine 1992