Khiad
Nouveau poète
[FONT=Meiryo, sans-serif]Treize heures seize, mon portable sonne,
Un quart d'heure que j'ai posté mon poème.
Oh mais c'est toi ! Elle est bien bonne !
Il faut que je t'appelle, pas de crédit pour ta femme.
Attention, j'entends la sonnerie de l'autre côté !
Je suis furax, gare à ma sombre colère !
Mon cœur bat dans ma poitrine comme un dératé,
Je crois que je suis à bout de nerfs . . .
Tu décroches et je n'ai pas le temps de placer un mot
Que je t'entends demander : « Ça va ? Tu as bien dormi ? »
Je n'en crois pas mes oreilles ! Serais-je sourde comme un pot ?
Je devine ton sourire et de t'étrangler, j'en ai trop envie !
J'ouvre la bouche et je suis agressive, je le sais,
Je n'ai qu'une envie : c'est de t'en coller une !
Tu hausses la voix, me demandant de ne pas m'énerver.
Putain ! Mais je veux des explications, pas la Lune !
« C'est à cette heure-là que tu daignes m'appeler ! ?
Tu t'es souvenu que tu avais un fils et une femme ?
- Oh ça va ! Tu vas pas déjà commencer !
Tu vas pas m'en faire un fromage, dam !
- Pourquoi n'es-tu pas rentré à l'heure prévue ?
- Mon frère avait bu, il ne voulait pas prendre le volant.
- Pourquoi n'ai-je pas été prévenue ?
- Je n'avais plus de batterie, j'ai emprunté un portable à l'instant.
- Et tu n'aurais pas pu le faire avant ? »
Silence . . . « Je n'y avais pas pensé.
- Tu n'aurais pas pu le faire avant ?
- J'aurais pu oui, c'est vrai, désolé.
- Très bien, la prochaine fois, c'est à mon tour.
Tu vas ressentir ce que ça fait de ne pas voir l'autre rentrer !
Parce que si c'est moi qui rentrais au petit jour
Dès la première seconde tu m'aurais tartée.
Mets-toi un peu à ma place de temps en temps !
- Mais non . . .
- Tu n'aurais pas réagit violemment ?
- Si, tu as raison . . .
- Alors dès que tu rentres à maison,
Je veux que tu me présentes des excuses !
- Tu n'y vas pas un peu fort là, non ? »
Silence . . . « Très bien, je me rallie à ta cause.
Au fait, mon fils va bien ?
- Pourquoi ne serait-ce pas le cas ?
- Je pose la question, c'est rien !
- Oui il va bien, voilà !
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'allais manger.
- Le ménage est fait ?
- Bien sûr, gougnafier !
- Je vais bientôt rentrer.
- Ouais, ouais, à ce soir !
- Arrête de t'énerver !
- Je te connais, mon gaillard !
- Mais bon ce n'est pas dans l'immédiat,
Mon frère a encore un taux d'alcool trop élevé.
- Début d'après-midi et il en a encore tant que ça ?
Mais jusqu'à quelle heure vous avez tisé ? »
Après un au-revoir assez sec, j'ai raccroché.
Il est maintenant trois heures et demi passées
Et, comme prévu, tu n'es toujours pas arrivé.
[FONT=Meiryo, sans-serif]Sur ce, il ne me reste plus qu'à patienter . . .
~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~ * ~
Et il est rentré sur les coups de 18h30 . .
Un quart d'heure que j'ai posté mon poème.
Oh mais c'est toi ! Elle est bien bonne !
Il faut que je t'appelle, pas de crédit pour ta femme.
Attention, j'entends la sonnerie de l'autre côté !
Je suis furax, gare à ma sombre colère !
Mon cœur bat dans ma poitrine comme un dératé,
Je crois que je suis à bout de nerfs . . .
Tu décroches et je n'ai pas le temps de placer un mot
Que je t'entends demander : « Ça va ? Tu as bien dormi ? »
Je n'en crois pas mes oreilles ! Serais-je sourde comme un pot ?
Je devine ton sourire et de t'étrangler, j'en ai trop envie !
J'ouvre la bouche et je suis agressive, je le sais,
Je n'ai qu'une envie : c'est de t'en coller une !
Tu hausses la voix, me demandant de ne pas m'énerver.
Putain ! Mais je veux des explications, pas la Lune !
« C'est à cette heure-là que tu daignes m'appeler ! ?
Tu t'es souvenu que tu avais un fils et une femme ?
- Oh ça va ! Tu vas pas déjà commencer !
Tu vas pas m'en faire un fromage, dam !
- Pourquoi n'es-tu pas rentré à l'heure prévue ?
- Mon frère avait bu, il ne voulait pas prendre le volant.
- Pourquoi n'ai-je pas été prévenue ?
- Je n'avais plus de batterie, j'ai emprunté un portable à l'instant.
- Et tu n'aurais pas pu le faire avant ? »
Silence . . . « Je n'y avais pas pensé.
- Tu n'aurais pas pu le faire avant ?
- J'aurais pu oui, c'est vrai, désolé.
- Très bien, la prochaine fois, c'est à mon tour.
Tu vas ressentir ce que ça fait de ne pas voir l'autre rentrer !
Parce que si c'est moi qui rentrais au petit jour
Dès la première seconde tu m'aurais tartée.
Mets-toi un peu à ma place de temps en temps !
- Mais non . . .
- Tu n'aurais pas réagit violemment ?
- Si, tu as raison . . .
- Alors dès que tu rentres à maison,
Je veux que tu me présentes des excuses !
- Tu n'y vas pas un peu fort là, non ? »
Silence . . . « Très bien, je me rallie à ta cause.
Au fait, mon fils va bien ?
- Pourquoi ne serait-ce pas le cas ?
- Je pose la question, c'est rien !
- Oui il va bien, voilà !
- Qu'est-ce que tu fais ?
- J'allais manger.
- Le ménage est fait ?
- Bien sûr, gougnafier !
- Je vais bientôt rentrer.
- Ouais, ouais, à ce soir !
- Arrête de t'énerver !
- Je te connais, mon gaillard !
- Mais bon ce n'est pas dans l'immédiat,
Mon frère a encore un taux d'alcool trop élevé.
- Début d'après-midi et il en a encore tant que ça ?
Mais jusqu'à quelle heure vous avez tisé ? »
Après un au-revoir assez sec, j'ai raccroché.
Il est maintenant trois heures et demi passées
Et, comme prévu, tu n'es toujours pas arrivé.
[FONT=Meiryo, sans-serif]Sur ce, il ne me reste plus qu'à patienter . . .
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Et il est rentré sur les coups de 18h30 . .