Filiatus
Maître Poète
Comme monsieur de La Fontaine
Il fait parler les animaux
Avec une silhouette humaine
À part la truffe et le museau
Comme le "Docteur Dolittle"
On a des méchants, des gentils
Mais s'il est un héros, un seul
C'est "Mickey", sa chère souris
À Chicago, dans l'Illinois
En décembre mil neuf cent-un
Est né d'Elias et de Flora
Le petit Walt, leur benjamin
Les Disney, enfants d'immigrés
Étaient d'origine irlandaise
Ce sont de rudes charpentiers
Que les arts mettent mal à l'aise
Les parents, en mil neuf cent-six
Émigrent vers le Missouri
N'y voyez pas là un indice
Avec "Mickey" et ses amis
À l'école de Marceline
Walt en rêvassant se demande
Si cette ville estudiantine
Ne pourrait être un "Disneyland"
[Le jeune Disney a raison
Car dans tous les parcs à son nom
Les touristes retrouveront
Ces mêmes rues, mêmes maisons]
En mil neuf cent-neuf, la famille
S'expatrie pour Kansas-City
Bien qu'encore à l'âge des billes
Walt doit faire coursier la nuit
Malgré la dureté des temps
Walt poursuit de bonnes études
Et lorsqu'il atteint ses seize ans
Il change encor de latitude
C'est là, posé à Chicago
Que le jeune Disney dessine
Entre quelques petits boulots
Car les estomacs crient famine
En Europe, la Grande guerre
Fait tant de blessés et de morts
Que bien trop jeune pour la faire
La Croix-Rouge alors l'incorpore
Ambulancier [d'une teuf-teuf]
Walt reste une année dans la Somme
Et puis en mil neuf cent dix-neuf
Il regagne "home sweet home"
Ayant un bon coup de crayon
Il devient le dessinateur
Publiciste d'une maison
Commercialisant des tracteurs
Pour cette firme, il réalise
Un dessin animé banal
[Dont l'intérêt, qu'on se le dise
Ne resta pas dans les annales]
Lors, avec un ami d'enfance.
Il produit "Oswald the Rabbit"
Mais là encore pas de chance
Leur entreprise fait faillite
Point accablé, Walt persévère
Et deux années plus tard, il crée
Un rat prénommé "Mortimer"
Qui devient très vite... "Mickey"
Successivement musicaux
Parlants et puis colorisés
Ses personnages font écho
À sa passion démesurée
Walt crée son premier long métrage
Dessiné de ses propres mains
Où évoluent huit personnages
C'est "Blanche Neige et les 7 nains"
Parallèlement, il invente
"Minnie", "Donald" et puis "Pluto"
Et à la fin des années trente
Il fonde son propre studio
Nombreux sont les progrès techniques
Que Walt apporte au cinéma
La colorisation, l'optique
La profondeur des caméras
Au fil des ans, entrent en scène
"Dingo", "Pinocchio", "Fantasia"
"Danny", "Cendrillon" et puis viennent
"Dumbo", "Bambi", "Cinderella"
Mais la plupart de ces idoles
Sont tous droits sortis des cerveaux
De Jules Verne, Lewis Carroll
Charles Perrault, Victor Hugo
Sous les crayons de son équipe
Il sort un film tous les deux ans
Jusqu'à ce film d'un autre type
Joué par des êtres bien vivants
Il s'agit de Julie Andrews
Qui dans "Marie Poppins" excelle
Et qui dispute à "Mickey Mouse"
La performance la plus belle
À l'automne soixante-six
Walt a des ennuis pulmonaires
On lui annonce les prémices
D'un impitoyable cancer
Très vite il ferme les paupières
Abandonnant son corps aux flammes
Confiant son empire à son frère
Et à "Mickey Mouse", son âme
Il fait parler les animaux
Avec une silhouette humaine
À part la truffe et le museau
Comme le "Docteur Dolittle"
On a des méchants, des gentils
Mais s'il est un héros, un seul
C'est "Mickey", sa chère souris
À Chicago, dans l'Illinois
En décembre mil neuf cent-un
Est né d'Elias et de Flora
Le petit Walt, leur benjamin
Les Disney, enfants d'immigrés
Étaient d'origine irlandaise
Ce sont de rudes charpentiers
Que les arts mettent mal à l'aise
Les parents, en mil neuf cent-six
Émigrent vers le Missouri
N'y voyez pas là un indice
Avec "Mickey" et ses amis
À l'école de Marceline
Walt en rêvassant se demande
Si cette ville estudiantine
Ne pourrait être un "Disneyland"
[Le jeune Disney a raison
Car dans tous les parcs à son nom
Les touristes retrouveront
Ces mêmes rues, mêmes maisons]
En mil neuf cent-neuf, la famille
S'expatrie pour Kansas-City
Bien qu'encore à l'âge des billes
Walt doit faire coursier la nuit
Malgré la dureté des temps
Walt poursuit de bonnes études
Et lorsqu'il atteint ses seize ans
Il change encor de latitude
C'est là, posé à Chicago
Que le jeune Disney dessine
Entre quelques petits boulots
Car les estomacs crient famine
En Europe, la Grande guerre
Fait tant de blessés et de morts
Que bien trop jeune pour la faire
La Croix-Rouge alors l'incorpore
Ambulancier [d'une teuf-teuf]
Walt reste une année dans la Somme
Et puis en mil neuf cent dix-neuf
Il regagne "home sweet home"
Ayant un bon coup de crayon
Il devient le dessinateur
Publiciste d'une maison
Commercialisant des tracteurs
Pour cette firme, il réalise
Un dessin animé banal
[Dont l'intérêt, qu'on se le dise
Ne resta pas dans les annales]
Lors, avec un ami d'enfance.
Il produit "Oswald the Rabbit"
Mais là encore pas de chance
Leur entreprise fait faillite
Point accablé, Walt persévère
Et deux années plus tard, il crée
Un rat prénommé "Mortimer"
Qui devient très vite... "Mickey"
Successivement musicaux
Parlants et puis colorisés
Ses personnages font écho
À sa passion démesurée
Walt crée son premier long métrage
Dessiné de ses propres mains
Où évoluent huit personnages
C'est "Blanche Neige et les 7 nains"
Parallèlement, il invente
"Minnie", "Donald" et puis "Pluto"
Et à la fin des années trente
Il fonde son propre studio
Nombreux sont les progrès techniques
Que Walt apporte au cinéma
La colorisation, l'optique
La profondeur des caméras
Au fil des ans, entrent en scène
"Dingo", "Pinocchio", "Fantasia"
"Danny", "Cendrillon" et puis viennent
"Dumbo", "Bambi", "Cinderella"
Mais la plupart de ces idoles
Sont tous droits sortis des cerveaux
De Jules Verne, Lewis Carroll
Charles Perrault, Victor Hugo
Sous les crayons de son équipe
Il sort un film tous les deux ans
Jusqu'à ce film d'un autre type
Joué par des êtres bien vivants
Il s'agit de Julie Andrews
Qui dans "Marie Poppins" excelle
Et qui dispute à "Mickey Mouse"
La performance la plus belle
À l'automne soixante-six
Walt a des ennuis pulmonaires
On lui annonce les prémices
D'un impitoyable cancer
Très vite il ferme les paupières
Abandonnant son corps aux flammes
Confiant son empire à son frère
Et à "Mickey Mouse", son âme