VieilArt
Nouveau poète
Voyelles…
Ô ! Du versant si beau de la voyelle,
Et sur la cime si haute de la consonne,
Les mots ruissellent bâtissant une chapelle,
Pour qu’aux rimes de son nom, ses cloches sonnent.
Et si un jour sur ses I, il pleuvait,
Comme il pleure sur les cyprès et les hêtres,
Certes oui je deviendrai, si je pouvais,
Tel chapeau, sur leurs cimes j’irai me mettre.
Au sommet le plus O de la gloire,
J’écris son poème afin qu’il soit l’U,
De grains d’or que l’Y a moulu,
Sous les rais du soleil comme dans le noir.
Je suis l’A, comme la pointe d’une pyramide,
J’observe les nuages, ayant les yeux humides.
Puis je pleure comme E et les cloches qu’on sonne,
Hurlent aux rythmes des voyelles et des consonnes.
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