Luthoriental
Maître Poète
Voyages et mirages (Première Partita)
O mon Luth combien nous avons souffert en ce monde
Tu me chantais, voyant mes larmes danser la macabre ronde
Et tu me disais tout bas en portant ma main sur ton cœur
Voilà ma plume, elle porte encore l’air oublié des douceurs
Chante-moi quelque chose qui te fait oublier les chagrins
Voici mes cordes en sillons, dépose tes plaies, dépose tes grains
Et je te donnais la main et mes partitions aux échos sauvages
Et tu écoutais la mer pleurer les oiseaux de passage,
Et les soleils marins teignaient de leur riche lumière
La houle, les vergues que les vagues portaient en litière
Et pour oublier ma blessure d’où s’écoule un sang morose
Nous nous allongeâmes sur le ventre sur cette grève encore rose
Je te tenais par le nez en te disant !Ce matin tu arrives avant l’heure
O ma douce tortue, un amour t’a blessé le cœur ?
Et tu répliquais d’un ton au souffle rancunier :
« Et toi vagabond que délaissèrent les rapides coursiers
Qu’as- tu fais de ta vie, déchirant le tout Paris
Tu t’es trouvé si seul les jours comme les nuits
Et sans moi qui de ma palme essuyais ton noir venin
Tu aurais vécu plus seul qu’un orphelin
Ta belle Leila est loin ,loin dans la tribu des Béni Amère
Se parant pour ses noces et te laissant cette liqueur amère
Son cousin Ward lui acheta de si précieux présents
Elle t’oublia, toi qui l’aimait à perdre raison
Chante, Philomèle gémit ses plaies en doux lais
Nous subîmes le même sort ,et nous bûmes du même lait
Toi qui souvent me chantais l’amour en tendre madrigal
Reprends, reprends l’air oublié où se meurt le rêve pastoral
Je me souviens de mon jeune temps ,où j’étais vert rameau
Une belle fleur poussait en mes flancs, frêle anneau
Je lui donnais tout l’amour en douce sève
Les brises légères enviaient son parfum, mes rêves
La cognée triomphale imputa les charmes de ma vie
Et me voici fagot, ces cordes m’étreignent et me lient
Je porte en cire le chant lointain des plaintives tourterelles
Versant au soir, sur le manoir, leurs belles villanelles
C’est d'elles que mon âme garde encore le souvenir sonore
Dont tes doigts filent en mélodies aux souffles de l’aurore
Quand avril sème les verts prés en charmantes violettes
Combien j’aurais aimé que mes nœuds durcis éclatent
En fabuleux bourgeons me rendant le soleil des jours
Où sous l’ombre de mon feuillage fourmillent tant d’amours
Et voici que le faix des ans ronge mes branches mortes
O mon aède, allons où les vents nous emportent »
Et je te disais les larmes aux yeux : Oublions fidèle compagnon,
Oublions le triste sort, et jouons un peu à saute mouton
Et tant de fois tu te plaisais à rester sur mon dos
Et je m’aplatis pour ne pas troubler ton profond repos
Puis ,s’éveillant à la hâte tu me tires par les oreilles
En me disant allez emporte moi loin, ma douce sauterelle
Vois la mer,son bleu vert nous invite vers de phosphorescents mirages
Mettons à la voile et appareillons vers de lointains rivages
Allons voir la belle Cithère,la fabuleuse île d’Ogygie
Peut être dans l’antre de Calypso une lettre d’amour survit
Et Qu’Ulysse écrivit à sa fidèle Pénélope, son fils et son chien
Nous en ferons une belle chanson dont le rythme sera le mien
Et en prélude aux épiques vers du Grand Homère
Tu reprendras ces tristes paroles que tu me disais hier :
« O mon Luth combien nous avons souffert en ce monde
Tu me chantais, voyant mes larmes danser la macabre ronde »
Luthoriental Le 23/12/2008
O mon Luth combien nous avons souffert en ce monde
Tu me chantais, voyant mes larmes danser la macabre ronde
Et tu me disais tout bas en portant ma main sur ton cœur
Voilà ma plume, elle porte encore l’air oublié des douceurs
Chante-moi quelque chose qui te fait oublier les chagrins
Voici mes cordes en sillons, dépose tes plaies, dépose tes grains
Et je te donnais la main et mes partitions aux échos sauvages
Et tu écoutais la mer pleurer les oiseaux de passage,
Et les soleils marins teignaient de leur riche lumière
La houle, les vergues que les vagues portaient en litière
Et pour oublier ma blessure d’où s’écoule un sang morose
Nous nous allongeâmes sur le ventre sur cette grève encore rose
Je te tenais par le nez en te disant !Ce matin tu arrives avant l’heure
O ma douce tortue, un amour t’a blessé le cœur ?
Et tu répliquais d’un ton au souffle rancunier :
« Et toi vagabond que délaissèrent les rapides coursiers
Qu’as- tu fais de ta vie, déchirant le tout Paris
Tu t’es trouvé si seul les jours comme les nuits
Et sans moi qui de ma palme essuyais ton noir venin
Tu aurais vécu plus seul qu’un orphelin
Ta belle Leila est loin ,loin dans la tribu des Béni Amère
Se parant pour ses noces et te laissant cette liqueur amère
Son cousin Ward lui acheta de si précieux présents
Elle t’oublia, toi qui l’aimait à perdre raison
Chante, Philomèle gémit ses plaies en doux lais
Nous subîmes le même sort ,et nous bûmes du même lait
Toi qui souvent me chantais l’amour en tendre madrigal
Reprends, reprends l’air oublié où se meurt le rêve pastoral
Je me souviens de mon jeune temps ,où j’étais vert rameau
Une belle fleur poussait en mes flancs, frêle anneau
Je lui donnais tout l’amour en douce sève
Les brises légères enviaient son parfum, mes rêves
La cognée triomphale imputa les charmes de ma vie
Et me voici fagot, ces cordes m’étreignent et me lient
Je porte en cire le chant lointain des plaintives tourterelles
Versant au soir, sur le manoir, leurs belles villanelles
C’est d'elles que mon âme garde encore le souvenir sonore
Dont tes doigts filent en mélodies aux souffles de l’aurore
Quand avril sème les verts prés en charmantes violettes
Combien j’aurais aimé que mes nœuds durcis éclatent
En fabuleux bourgeons me rendant le soleil des jours
Où sous l’ombre de mon feuillage fourmillent tant d’amours
Et voici que le faix des ans ronge mes branches mortes
O mon aède, allons où les vents nous emportent »
Et je te disais les larmes aux yeux : Oublions fidèle compagnon,
Oublions le triste sort, et jouons un peu à saute mouton
Et tant de fois tu te plaisais à rester sur mon dos
Et je m’aplatis pour ne pas troubler ton profond repos
Puis ,s’éveillant à la hâte tu me tires par les oreilles
En me disant allez emporte moi loin, ma douce sauterelle
Vois la mer,son bleu vert nous invite vers de phosphorescents mirages
Mettons à la voile et appareillons vers de lointains rivages
Allons voir la belle Cithère,la fabuleuse île d’Ogygie
Peut être dans l’antre de Calypso une lettre d’amour survit
Et Qu’Ulysse écrivit à sa fidèle Pénélope, son fils et son chien
Nous en ferons une belle chanson dont le rythme sera le mien
Et en prélude aux épiques vers du Grand Homère
Tu reprendras ces tristes paroles que tu me disais hier :
« O mon Luth combien nous avons souffert en ce monde
Tu me chantais, voyant mes larmes danser la macabre ronde »
Luthoriental Le 23/12/2008
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