jeanclaude
Nouveau poète
VIEUX MORCEAU DE GRANIT
Il existe là bas, caressée par le vent
Sur un piton rocheux une croix toute blanche
Marquant le souvenir de cet affreux dimanche
Où féroce l’assaut fut d’un vieil ouragan !
Il a tout chahuté provoquant le naufrage
De ces petits bateaux navigants sur les flots
En les broyant parfois, ils ont fait des radeaux
Qui viennent s’écraser sur le bord de la plage.
Combien de moussaillons, gamins de l’Atlantique
Ne sont pas revenus du bleu de l’océan ?
Combien de ces marins, qui partirent contents,
Ont couru malgré tout ce destin tragique ?
Ce morceau de caillou scrutant les horizons
Symbole dépassé d’une armée de fantômes
Qui firent un matin la cour à ce royaume
Où les sirènes ont des appas moribonds.
Vieux morceau de granit, aux ailes déployées
Tu sembles recueillir dans tes grands bras les âmes
De ceux qui sont partis ; je sais, tu les réclames
A l’océan sournois qui te les a volées.
Il existe là bas sur la lande bretonne
Un morceau de granit, ombre des souvenirs
Pour tous ceux que la mer un jour a fait périr
Les claquements du vent sont leurs voix résonnent...
jc blondel
Sur un piton rocheux une croix toute blanche
Marquant le souvenir de cet affreux dimanche
Où féroce l’assaut fut d’un vieil ouragan !
Il a tout chahuté provoquant le naufrage
De ces petits bateaux navigants sur les flots
En les broyant parfois, ils ont fait des radeaux
Qui viennent s’écraser sur le bord de la plage.
Combien de moussaillons, gamins de l’Atlantique
Ne sont pas revenus du bleu de l’océan ?
Combien de ces marins, qui partirent contents,
Ont couru malgré tout ce destin tragique ?
Ce morceau de caillou scrutant les horizons
Symbole dépassé d’une armée de fantômes
Qui firent un matin la cour à ce royaume
Où les sirènes ont des appas moribonds.
Vieux morceau de granit, aux ailes déployées
Tu sembles recueillir dans tes grands bras les âmes
De ceux qui sont partis ; je sais, tu les réclames
A l’océan sournois qui te les a volées.
Il existe là bas sur la lande bretonne
Un morceau de granit, ombre des souvenirs
Pour tous ceux que la mer un jour a fait périr
Les claquements du vent sont leurs voix résonnent...
jc blondel