lorangeade
Nouveau poète
La feuille monotone tombe effleurant la terre
Brune; l'air comme un cristal constelléd'or dansant
Est lourdement chargé des odeurs arrivant,
Des frissonnements légers, des saveurs conifères.
Le tintement vivant d'une source froide rit
Tournoie de pierre en pierre sous les chaudes couleurs,
Chante les ors qui flamboient, les charmantes douceurs,
De l'été qui s'endort sous le ciel triste et gris.
Sous la voûte dorée une nymphe est couchée.
Il y a un mois encor dans l'eau vive elle riait
Parmi ses jeunes compagnes, du regard de Messire...
Plus d'hyades à présent pour danser dans les près,
Plus de faunes indiscrets pour venir l'embrasser,
Les beaux-jours passés, ne sont plus qu'un souvenir.
Brune; l'air comme un cristal constelléd'or dansant
Est lourdement chargé des odeurs arrivant,
Des frissonnements légers, des saveurs conifères.
Le tintement vivant d'une source froide rit
Tournoie de pierre en pierre sous les chaudes couleurs,
Chante les ors qui flamboient, les charmantes douceurs,
De l'été qui s'endort sous le ciel triste et gris.
Sous la voûte dorée une nymphe est couchée.
Il y a un mois encor dans l'eau vive elle riait
Parmi ses jeunes compagnes, du regard de Messire...
Plus d'hyades à présent pour danser dans les près,
Plus de faunes indiscrets pour venir l'embrasser,
Les beaux-jours passés, ne sont plus qu'un souvenir.