pierreeuh
Nouveau poète
Vague lueur
Combien de pauvres bougres, perdus dans le malheur,
Se sont-ils réveillés des tourments d’amertume,
Mélancoliques, douloureux, dont la froideur,
Impalpable blessure, semble en être l’écume ?
Ne sont-ils pas les mêmes qui, guidés par le cœur,
S’égarèrent lentement dans une épaisse brume,
Aveuglante, étouffante, aux arguments flatteurs ?
Ce voyage sans fin lentement nous inhume.
Aux quelques bonnes âmes, égarées dans l’oubli,
Ce chemin fait de vide que l’illusion emplit
Ignore toute issue menant à l’allégresse.
Il mène l’ignorant en des gouffres profonds
Qui oublie aussitôt, errant dans la détresse,
Qu’une lueur subsiste, ancrée en de bas-fonds.