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Une vie pas comme les autres

ilovemyangel

Nouveau poète
On m'a dit que je suis née
Un soir de gros orage
Où les arbres déracinés
Tombaient avec rage

Ma mère hurlait
Alors que dans les cieux
Les éclairs se déchiraient
Avec l'aide des Dieux

J'ai vu le jour la nuit
Du six juin à six heures
Je suis une enfant du malheur
Une fille que le Démon a bénie

A présent, ma mère est morte
Emportant avec elle un secret
Fermant ainsi la porte
Qui dévoilerait son acte indiscret

Je suis sans père
Fille du Diable
Je vis près d'un érable
Avec pour unique amie, la mer.

Je ne possède comme nom
Que celui que ma mère m'a donné
Mais d'aucune façon
Je ne parviens à me le rappeler.

Je n'ai que dix ans
Déjà on me traite de sorcière
Je ne suis qu'une enfant
Qui veut juste redevenir poussière

Les gens me persécutent
Elles veulent que je m'exécute
Au culte du Serpent
A la religion de Satan

Je veux taire ce qu'ils m'ont fait
Faire simplement abstraction
De toutes ces persécutions
Abandonner l'idée de ces méfaits

Je ne subirai que torture
Tant qu'elle perdurera.
Je savais que ma vie serait dure
Mais en aucun cas à ce point-là.

Ma seule solution
Est d'admettre ma soumission.
Je me laisse séduire
Par la douce tentation de mourir.

Cependant comment se résigner
A tout quitter
Sans s'être battue
Même en se sachant perdue ?

En cinq ans rien à changer
Tout s'est perpétué.
Je continue de me tapir dans l'ombre,
Attendant patiemment l'approche des ténèbres.

Je ne sais pourquoi
La mort refuse de s'offrir à moi.
J'ai beau l'appeler
Elle se récuse à céder.

Je ne peux que mentir
Si je vous dis ne pas aimer sentir
La douce caresse du Vent
Ou le murmure de son chant.

Oh Maman !
Pourquoi m'as-tu laissée ?
Pourquoi m'avoir abandonnée,
Moi qui t'aimais tellement ?

Je n'ai comme attache sur cette Terre
Que le douloureux souvenir
De tes cendres emportées par un zéphyr
Par delà les mers.

Il me reste un choix
Celui de voyager
A travers les contrées
Mais je ne peux m'y résoudre sans toi.

J'ai en ma possession
Deux propositions de solution
Une douce et une rapide
Chacune d'elles m'emmènera dans le vide.

Je sens enfin en moi que je me meurs
Au revoir vie de tristesse
Je sens venir en moi l'éternel bonheur
Qui me permettra d'oublier ma détresse.
 
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