isa90
Maître Poète
Vague, née de l’océan, je roule, me déroule, m’enroule, m’écroule sur la plage. Je la caresse de mon étendue limpide faite des larmes de mon cœur qui soupire, qui transpire ce mélange étonnant de sentiments où la folie flirte avec la raison.
Vague, née des profondeurs de la mer, comme une amante déchainée, je viens lécher, frapper, enlacer, embrasser le rocher qui surplombe la falaise. De toute sa splendeur, tout en haut, le phare, en pleine nuit, guide les bateaux perdus sur mes flots de passion.
Je vais et je viens dans une robe d’écume blanche séduire les ilots solitaires pour leur laisser dans mon sillage, un gout d’amertume, ce gout de désirs inavoués, avortés par une trop grande sagesse. Alors, je me retire dans un ressac de découragement et je plonge, éperdue dans les abysses de l’incompréhension.
J’ondule jusque sur le sable chaud des rêves et je dépose en offrande sur la grève, mes trésors enfouis. Coquillages et perles précieuses scintilleront en colliers luxueux au cou gracile des dames, délicatement fermés par des doigts masculins. Les mains viriles, les sens impatients de ces hommes bien trop galants viendront tot ou tard, s’échouer dans un spasme frénétique sur ma rade des plaisirs.
Vague, née de Poséidon, je tangue, m’affole, frivole dans une houle tempétueuse. Je me déverse en une onde d’extase jusque dans les gorges des paradis perdus, là où il n’existe plus que l’inattendu, l’inconnu, ce monde fascinant, excitant de la créativité absolue.
Vague d’émotions bousculée par une autre vague qui se presse derrière moi, je viendrai mourir à tes pieds nus dans un soupir où toute l’intensité de mon cœur d’artiste incompris se perdra dans une goutte d’oubli.
Il ne restera de moi qu’un peu de sel, ce sel légèrement amer au bord des yeux de cette femme sans âge qui vient sur la côte déserte depuis des années, attendre le retour de son fiancé disparu. Ce soir, pour le rejoindre enfin, elle a décidé de se laisser emporter vers lui, tout en douceur par ma vague… d’éternité.
Vague, née des profondeurs de la mer, comme une amante déchainée, je viens lécher, frapper, enlacer, embrasser le rocher qui surplombe la falaise. De toute sa splendeur, tout en haut, le phare, en pleine nuit, guide les bateaux perdus sur mes flots de passion.
Je vais et je viens dans une robe d’écume blanche séduire les ilots solitaires pour leur laisser dans mon sillage, un gout d’amertume, ce gout de désirs inavoués, avortés par une trop grande sagesse. Alors, je me retire dans un ressac de découragement et je plonge, éperdue dans les abysses de l’incompréhension.
J’ondule jusque sur le sable chaud des rêves et je dépose en offrande sur la grève, mes trésors enfouis. Coquillages et perles précieuses scintilleront en colliers luxueux au cou gracile des dames, délicatement fermés par des doigts masculins. Les mains viriles, les sens impatients de ces hommes bien trop galants viendront tot ou tard, s’échouer dans un spasme frénétique sur ma rade des plaisirs.
Vague, née de Poséidon, je tangue, m’affole, frivole dans une houle tempétueuse. Je me déverse en une onde d’extase jusque dans les gorges des paradis perdus, là où il n’existe plus que l’inattendu, l’inconnu, ce monde fascinant, excitant de la créativité absolue.
Vague d’émotions bousculée par une autre vague qui se presse derrière moi, je viendrai mourir à tes pieds nus dans un soupir où toute l’intensité de mon cœur d’artiste incompris se perdra dans une goutte d’oubli.
Il ne restera de moi qu’un peu de sel, ce sel légèrement amer au bord des yeux de cette femme sans âge qui vient sur la côte déserte depuis des années, attendre le retour de son fiancé disparu. Ce soir, pour le rejoindre enfin, elle a décidé de se laisser emporter vers lui, tout en douceur par ma vague… d’éternité.