maryvelo
Maître Poète
PORTE MORBIDE.
Une porte entrebâillée puis deux puis trois dans ce long couloir,
Des machines qui bruitent un souffle lancinant
Sur des âmes,des regards livides sans espoir,
Là étendus des corps de patients morbides ,gémissants.
Branchés,ils ou elles vivent,respirent mais comment ?
Face à ce spectre insoutenable vos épaules s'affaissent,
Vous avez froid,le cœur vacillant,tremblant,
Vous vous approchez pour en intimité faire confesse.
Donner fin aux souffrances atroces serait un réconfort,
La porte reste ouverte sur un sujet pointilleux si délicat ;
Vite s'envoler dans les ténèbres de la mort,
Oui n'est-ce-pas...?non n'est-ce-pas... ?
Les passages entrouverts sur la vie des mourants,
Des contraires de mots qui ne sont pas un leurre.
Hélas l'entre deux vie demeure si effrayant,
Mais seul dieux peut refermer la lourde de la douleur.
Mary.
Le13-06-2016.