tieram
Maître Poète
Une minute
Je n’ai plus le mordant de crier : «quelle horreur !»
Mais plutôt de me taire et garder le silence
À midi, dans le monde, un moment d’élégance
La minute arrêtée, une pensée en pleur.
Quand la larme a coulé, chacun tient la bougie
Vers ceux qui sont partis et ne reviendront plus,
D’une nuit de tourment aux conflits absolus
Nous veillons pour mémoire à cette hémorragie ;
Comme il nous faut combattre en menottant la peur,
Soyons tous conscients que la nuit est pâleur !
Unissons-nous, dès lors, pour traquer la folie
Meurtrière car ceux qui tuent au nom de Dieu
N’ont plus droit de cité. Hum! tristesse anoblie,
J’ai la verve, aujourd’hui, pour dire un mot d’adieu.
Maria-Dolores
